L'indignation et les étrangers en France de 1933 à 1939

par Laura Schmitt

Projet de thèse en Histoire, histoire de l'art et archéologie

Sous la direction de Anne-Claude Ambroise-rendu.

Thèses en préparation à université Paris-Saclay , dans le cadre de École doctorale Sciences de l'Homme et de la société (Sceaux, Hauts-de-Seine ; 2015-2020) , en partenariat avec Centre d'Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines (laboratoire) et de Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (établissement de préparation de la thèse) depuis le 27-09-2018 .


  • Résumé

    Premier pays d'immigration au monde durant les années 1930, la France doit faire face à deux événements majeurs. La crise économique la frappe de plein fouet à partir de 1931 tandis que l'afflux des réfugiés politiques s'amplifie à partir de 1933. Ce "temps fort du droit de la nationalité" (Gérard Noiriel) amène de fait les pouvoirs publics à défendre leur politique migratoire, modifie les représentations de l'étranger dans l'opinion publique comme le montrent les travaux de Ralph Schor et suscite une indignation plurielle dont il s'agit d'interroger l'ampleur, les conditions d'émergence et les modalités d'expression. Relevant à la fois du registre affectif et de celui du jugement normatif, l'indignation est une émotion politique, qui jaillit où se nouent individuel et collectif. Notre étude s'inscrit dans le sillage de l'histoire des sensibilités, et repose sur un vaste corpus composé d'archives parlementaires, départementales, associatives, et d'un échantillonnage de grands titres de presse de sensibilités politiques différentes.

  • Titre traduit

    Indignation and foreigners in France from 1933 to 1939


  • Résumé

    France in the 1930s is the most common destination for immigrants, and it has to face two major issues – the economic crisis which starts spreading in 1931, and the influx of political refugees increasing after 1933. This “temps fort du droit de la nationalité” (Gerard Noiriel) leads public institutions to defend their immigration policies and alters the representation of foreigners in public opinion, as shown by the work of Ralph Schor. It also generates a feeling of indignation on several levels, and our study will endeavour to determine its breadth, the conditions in which it appeared and the means used to express it. This indignation, which is tied to an emotional reaction and a normative judgment, is a political feeling sprung from both the collective and the individual spheres. This study has its roots in the history of sensibilities. Our primary sources shall include archives from parliament, local councils and volunteer societies as well as extracts from a wide range of major newspapers from all sides of the political spectrum.