Metz (1715-1795): construction d'une identité politique entre Ancien Régime et Révolution

par Jérôme Fiumara

Projet de thèse en Histoire

Sous la direction de Edmond Dziembowski.

Thèses en préparation à Bourgogne Franche-Comté , dans le cadre de SEPT - Sociétés, Espaces, Pratiques, Temps , en partenariat avec CENTRE LUCIEN FEBVRE (laboratoire) depuis le 01-10-2018 .


  • Résumé

    La Révolution française met en lumière l'existence d'une identité politique singulière à Metz. En 1788, alors que se préparent les Etats généraux convoqués par Louis XVI, l'ensemble des villes et villages du royaume de France est en ébullition. Metz n'échappe pas à ce processus long, et complexe. Outre l'élection de députés, il faut également rédiger les cahiers de doléances. Ces derniers permettent de faire ressortir un élément intéressant, que l'on retrouve également dans la publication d'arrêtés municipaux, les publications de presses, ou certaines violences: la cité messine entend faire prévaloir une identité issue de plusieurs siècles mouvementés. Appartenant à la couronne depuis plus deux siècles, Metz se montre fidèle aux rois de France car ils ont toujours réaffirmé les privilèges de la ville, issus de son passé. Des exceptions que les élites souhaitent conserver favorisant un ancrage dans l'imaginaire collectif des Messins. Cette construction identitaire et mentale, dont le processus de fabrication s'opère tout au long du XVIIIème siècle, se révèle lors de la Révolution française.

  • Titre traduit

    Metz (1715-1795): construction of a political indentity between Ancien Regime and Revolution


  • Résumé

    The French Revolution highlighted the existence of a singular political identity. In 1788, while the Estates General convened by Louis XVI were being prepared, all the communes of the Kingdom of France were in turmoil. Metz was no exception to this long and complex process. In addition to the election of deputies, it was also necessary to write the registers of grievances. The latter made it possible to emphasize on an interesting element which could be found not only in the publication of municipal by-laws and press articles but also in reporting of violence: the city of Metz intended to assert its identity, which had developed over several turbulent centuries. Belonging to the crown for more than two centuries, Metz remained faithful to the kings of France because they had always reaffirmed the privileges of the city, coming from its past. Exceptions that the elites wished to preserve, affirming their anchoring in the collective imagination of the people of Metz. This identity and mental construction, whose “manufacturing process” took place throughout the 18th century, was revealed during the French Revolution