Etudes pathophysiologiques sur un modèle de rétine issu de cellules souches de patients

par Zhour Jazouli

Projet de thèse en Biologie Santé

Sous la direction de Vasiliki Kalatzis.

Thèses en préparation à Montpellier , dans le cadre de Sciences Chimiques et Biologiques pour la Santé , en partenariat avec INM - Institut des Neurosciences de Montpellier (laboratoire) et de Vision (equipe de recherche) depuis le 01-10-2018 .


  • Résumé

    L'épithélium pigmentaire rétinien (EPR) remplit plusieurs fonctions essentielles dans la rétine. Il est en liaison étroite avec les photorécepteurs et en particulier avec le segment externe des photorécepteurs dont il assure le renouvellement quotidien par phagocytose ainsi que leur protection contre la photo-toxicité. L'EPR assure également le transport transépithélial des ions et nutriments vers les photorécepteurs, et de l'eau vers la choroïde. L'EPR régénère également le pigment visuel qui a lieu dans l'EPR et dans les photorécepteurs. De plus, l'EPR va sécréter également des cytokines et des facteurs de croissance qui vont être indispensables pour la survie et la croissance des photorécepteurs et de la choroïde. Une des causes la plus fréquente de cécité rétinienne est génétique et liée à des mutations dans les gènes exprimés dans les photorécepteurs et/ou dans l'EPR. Ces dystrophies rétiniennes héréditaires, caractérisées par une perte progressive des photorécepteurs et de la vision, constituent un grand groupe composé de maladies génétiquement et cliniquement distinctes. Cependant l'absence d'un modèle animal approprié compromet la mise en œuvre d'études pour élucider les bases physiopathlogiques de ces maladies et donc l'arrivée à un stade clinique d'essais de nouvelles thérapies pour ces affections. Afin de pallier ce manque de modèle animal, des modèles cellulaires humains de la rétine pathologique ont été générés par le biais de cellules souches pluripotentes induites (iPS) de patients afin d'approfondir les études physiopathologiques sur l'EPR issus de cellules iPS, de mieux comprendre ces pathologies et d'évaluer l'efficacité d'un traitement.

  • Titre traduit

    Pathophysiological studies on a retinal model derived from patient stem cells


  • Résumé

    The retinal pigment epithelium (RPE) performs several essential functions in the retina. It is in close contact with the photoreceptors and in particular with the outer segment of the photoreceptors which it ensures the daily renewal by phagocytosis as well as their protection against photo-toxicity. EPR also provides transepithelial transport of ions and nutrients to photoreceptors, and water to the choroid. The EPR also regenerates the visual pigment that takes place in the EPR and in the photoreceptors. In addition, the EPR will also secrete cytokines and growth factors that will be essential for the survival and growth of photoreceptors and choroid. One of the most common causes of retinal blindness is genetic and related to mutations in genes expressed in photoreceptors and / or EPR. These inherited retinal dystrophies, characterized by progressive loss of photoreceptors and vision, constitute a large group of genetically and clinically distinct diseases. However, the absence of an appropriate animal model compromises the implementation of studies to elucidate the physiopathological bases of these diseases and thus the arrival at a clinical stage of trials of new therapies for these conditions. In order to overcome this lack of animal model, human cellular models of the pathological retina were generated by induced pluripotent stem cells (iPS) of patients in order to deepen physiopathological studies on EPR derived from iPS cells, to better understand these pathologies and to evaluate the efficiency of a treatment.