La collection d'objets japonais d'André Leroi-Gourhan (1911-1986) pour les musées français : genèse d'une nouvelle pensée sur les témoignages matériels des cultures?

par Marion Di santi

Projet de thèse en Histoire de l'art et archéologie

Sous la direction de Jean-sebastien Cluzel.

Thèses en préparation à Sorbonne université , dans le cadre de Histoire de l'art et archéologie , en partenariat avec C. Rech. sur l'Extrême-Orient (equipe de recherche) depuis le 09-11-2018 .


  • Résumé

    Que doit André Leroi-Gourhan au Japon ? C’est à partir de cette vaste question que notre projet de recherche intente de s’interroger, en point de départ, sur les choix d’acquisition d’objets à destination des musées français de cet anthropologue en mission au Japon (1937-1939). Le jeune Leroi-Gourhan raconte dans ses correspondances qu’il s’efforçait, à la découverte de cette culture toute autre, de s’effacer lui-même en vue de ne retenir que des objets caractéristiques de la civilisation nippone, uniques témoignages selon lui d’un « Japon réel » éloigné du fantasme occidental ou encore de la propagande japonaise. Alors étudiant en anthropologie, déjà familier du monde des musées, il devient à seulement 25 ans le premier Français à bénéficier de la bourse de mobilité créée par le gouvernement japonais. Ce séjour de deux ans marque une période fondatrice pour toute la pensée qu’il développera au cours de sa carrière dans diverses disciplines (histoire de l’art, archéologie, ethnologie,…). Bien que mandaté par les musées, c’est aussi pour alimenter ses propres recherches ethnographiques qu’il constitue ces collections pour la France. En effet, c’est à partir de l’étude de ces objets japonais et de la découverte de cette culture étrangère qu’il constitue le terreau fertile à la méthode novatrice qu’il défendra notamment dans l’un de ses premiers ouvrages, « L’homme et la matière » (1943).


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