L'OUA / UA et les coups d'Etat militaires en Afrique (1999-2012)

par Gnakouri jean-marc Gbodjo

Projet de thèse en Histoire moderne et contemporaine

Sous la direction de Alexandre Fernandez.

Thèses en préparation à Bordeaux 3 , dans le cadre de Montaigne-Humanités , en partenariat avec Centre d'études des mondes modernes et contemporains (equipe de recherche) depuis le 25-10-2018 .


  • Résumé

    L’une des images qui caractérisent l’Afrique contemporaine est celle de continent à coups d’Etats militaires. Cette constatation se fonde sur la fréquence des prises de pouvoirs par les forces armées introduites dans le champ politique africain depuis les années 50. En effet, dès 1952 l’Afrique est saisie par « le démon du coup d’Etat militaire » qui ne l’a pas quitté jusqu’aujourd’hui. Ce fait, malgré ses incidences ne fut pas une question prioritaire pour l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) née d’un désir de préserver les indépendances fraichement acquises et d’une volonté de lutter pour une décolonisation totale de l’Afrique dans un but fondamentalement panafricaniste. En fait, cette double ambition des pères des indépendances africaines qu’ils traduisaient dans leur « alliance » par le principe de la non-ingérence dans les affaires intérieures constitua, pendant longtemps, un frein aux actions de l’Organisation face aux coups d’Etats militaires. Cependant, lors de son 35ème Sommet tenu à Alger en 1999, l’OUA éprouva le besoin urgent de rompre le silence devant ces formes de déconstructions des Etats en Afrique. L’Union Africaine (UA) qui lui succède place cette initiative au cœur de ses priorités. La nouvelle organisation déterminée à ne pas reproduire les erreurs de son ancêtre se dota quant à elle d’instruments capables de la conduire vers ses ambitions. Mais, arrive-t-elle à les atteindre ? Le présent travail a pour but d’amener à comprendre l’articulation entre l’Organisation Internationale Africaine et ces phénomènes qui défient l’ordre institutionnel en Afrique.

  • Titre traduit

    OAU / AU and putsch in Africa (1999-2012)


  • Résumé

    One of the images that characterizes contemporary Africa is that of continent with putsch. This finding is based on the frequency of takeover by armed forces introduced into the African political field since the 1950s. Indeed, as early as 1952 Africa is seized by "the demon of the putsch " which has not left it until today. This fact, despite its implications, was not a priority issue for the Organization of African Unity (OAU) born of a desire to preserve newly acquired independence and a desire to fight for a total decolonization of Africa. for a fundamentally pan-Africanist purpose. In fact, this dual ambition of the fathers of African independence that they translated into their "alliance" by the principle of non-interference in internal affairs was, for a long time, an obstacle to the actions of the Organization in the face of Military states. However, at its 35th Summit held in Algiers in 1999, the OAU felt the urgent need to break the silence in the face of these forms of state deconstruction in Africa. The African Union (AU) that succeeds puts this initiative at the heart of its priorities. The new organization, determined not to reproduce the errors of its ancestor, was equipped with instruments capable of leading it towards its ambitions. But, does she manage to reach them? The purpose of this paper is to understand the articulation between the African International Organization and those phenomena that challenge the institutional order in Africa.