La question de la preuve sous le Nouvel Empire égyptien d'après la documentatio de Deir El-Medineh

par Matthieu Wattrelot

Projet de thèse en Histoire du droit et des institutions

Sous la direction de Louis de Carbonnières.

Thèses en préparation à Lille , dans le cadre de École doctorale des Sciences Juridiques, Politiques et de Gestion (Lille) depuis le 01-10-2018 .


  • Résumé

    Cette thèse porte sur l'étude de la question de la preuve en Égypte ancienne, et plus spécifiquement de son état sous le Nouvel Empire d'après la documentation issue du village des artisans de Deir el-Médineh. Celle-ci, l'une des plus importantes et complètes de l’Égypte ancienne, permet d'avoir une vue d'ensemble sur la vie, notamment juridique, du village. Ces sources relèvent aussi bien d'affaires de vols, de pillages, de crimes ou d'atteintes aux moeurs, que de la rédaction de contrats ou de testaments, ou encore du recours à la procédure oraculaire. Cette diversité dans la documentation permet ainsi d'observer les pratiques relatives à la question de la preuve dans différents domaines du droit. Cette thèse aura pour objectifs d'étudier les différents mode de preuves – preuve écrite, orale, oraculaire, aveu, enquête, utilisation de la torture, expertise – utilisés par les anciens égyptiens, afin de déterminer si cette question de la preuve connu des évolutions. Tout comme le fait de savoir si les modes de preuve utilisés dépendaient de la nature de l'affaire concernée, ou si ces preuves faisaient l'objet d'un classement. De façon plus générale, il conviendra également de déterminer si, par rapport à l'Ancien Empire et au Moyen Empire, la documentation de Deir el-Médineh permet de dégager une construction d'une théorie de la preuve originale en Égypte ancienne, et si elle fut reçue à l'époque ptolémaïque.


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