Analyse de l'immunoprotéome de l'abeille en réponse à différents stress environnementaux

par Camille Houdelet

Projet de thèse en Virologie - Microbiologie - Immunologie

Sous la direction de Philippe Bulet(edcsv).

Thèses en préparation à Grenoble Alpes , dans le cadre de École doctorale chimie et science du vivant (Grenoble) , en partenariat avec CRI IAB - Centre de Recherche Oncologie/Développement - Institute for Advanced Biosciences (laboratoire) et de Equipe 8 - Marche (equipe de recherche) depuis le 28-09-2017 .


  • Résumé

    Le phénomène mondialement connu d'effondrement des colonies d'abeilles domestiques peut être expliqué par l'exposition de celles-ci à différents stresseurs (biotiques et abiotiques) qui peuvent agir seuls ou en synergie. L'impact de ces stresseurs surtout lorsqu'ils sont multifactoriels, sur la santé des abeilles est largement débattu à l'heure actuelle, mais on manque encore de données sur leur incidence en synergie sur la physiologie des abeilles. Dans le cadre de l'infection par Nosema, une microsporidie présente dans le tube digestif de l'abeille, de nombreuses études semblent indiquer que la multiplication des spores affecte l'épithélium de la paroi intestinale et donc stimule une réponse immunitaire épithéliale. Cependant, il est encore difficile de montrer que la réponse immunitaire systémique (visible au sein de l'hémolymphe) est bien stimulée. Le but de la thèse est de mieux comprendre les interactions qui se créent entre l'hôte (les abeilles domestiques), le pathogène (Nosema spp.) et le tissus cible (tube digestif) et son microbiote, et enfin l'hémolymphe, avec un intérêt particulier pour la réponse immunitaire. Nous cherchons dans un premier temps à évaluer la réponse des abeilles à l'échelle individuelle puis à l'échelle de la colonie. Cette étude repose sur des approches de spectrométrie de masse (empreintes massiques, imagerie moléculaire par MALDI et approches de protéomiques ciblées) dans un contexte d'infection par Nosema spp. seule puis en combinaison avec un autre stresseur.

  • Titre traduit

    Immunoproteome analysis of the honeybee in response to environmental stressors.


  • Résumé

    The phenomenon of colony loss could be explained by multiple stress factors (biotic or abiotic) that could act alone or in synergy to perturb the physiology of the domestic bees. The impact of these stressors on the bee health is widely discussed, but the effect of combined stressors remains limited in term of documentations. In the miscrosporidiosis due to Nosema, the direct impact of this stressor on the systemic immune response (haemolymph being the mirror of this response) and on the epithelial response visible at the level of the targeted tissue in contact with stressors (the gut tissue) are not enough documented. In the context of infection by Nosema spp, Microsporidia presents in the midgut of bees, many studies seem to show that the spore multiplication affecting epithelial cells from the intestinal wall and so stimulate the epithelial immune response. While at the same time, the stimulation of the systemic immune response is still unclear and remains an opened question. The aim of this thesis is to decipher the crass talk that is existing between the host (domestic bees), the pathogen (Nosema) and the targeted tissue (gut) and its microbiota, and finally the haemocoel compartment with a special interest for the immune responses. In addition to investigating the bee responses at the level of the individual, we are seeking to scale up our investigation up to the colony. This study will benefit from complementary mass spectrometry approach, which are including molecular mass fingerprints, targeted proteomics and MALDI imaging for a molecular segmentation of the gut in response to one stressor (Nosema) alone and in combination with another stressor.