Production textile en Iran des époques néo-élamite (néo-anshanite) et achéménide dans le contexte aristocratique

par Elham Ghassemi

Projet de thèse en Histoire des arts

Sous la direction de Antigone Marangou.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Arts, Lettres, Langues (Rennes) depuis le 01-10-2014 .


  • Résumé

    Il s’agit d’un thème de recherche pluridisciplinaire en lien avec les domaines suivants : l’archéologie des textiles, l’épigraphie et l’histoire de l’art. Ce projet vise à étudier la production textile dans une époque majeure de l’histoire iranienne. Les trois différentes parties de la thèse sont :  l’analyse des preuves archéologiques des époques néo-anshanite et achéménide,  la recherche terminologique liée au domaine de textile notamment en langue néo-anshanite d’après environ 300 tablettes-sceaux administratifs de Suse (Iran),  l’étude iconographique liée aux différents types de vêtements aristocratiques d’après environ une centaine de tablettes-sceaux persépolitains, mais aussi des bas-reliefs, des reliefs rupestres et des peintures achéménides. Afin de mener l’investigation sur des textiles anciens de l’Iran, des recherches de terrain ont été jugées primordiales. Ces activités comportent l’étude des textiles anciens au sein des différents musées iraniens. Dans ce but, nous nous concentrons sur des pièces de tissus en coton, trouvées dans un cercueil royal près d’Arjān, entre les deux provinces, Khūzestān et Fārs ; nous étudions également les échantillons de tissus découverts à Persépolis, et dans la mine de sel Chehrābād, dans la province Zanjān. Nous nous intéressons également aux applied decorations dans le contexte royal. Pour ce qui est de la recherche terminologique en lien avec des textiles, nous nous intéressons aux tablettes-sceaux administratifs de la fin de l’époque néo-anshanite, découverts à l’Acropole de Suse, conservés au musée du Louvre. Une partie de ces tablettes, environ 300 textes, est déjà publiée par Vincent Scheil en 1907. La plupart de ces tablettes ont trait à des livraisons de toute sorte de matières premières aussi liées au domaine de textile, et notamment de différents types de vêtements et d’accessoires, ainsi que les noms de personnes et de régions liés à l’industrie textile. Sur la base de ces sources textuelles, il est possible de déterminer le rôle économique des textiles, des vêtements et des teintures en Iran à l’époque néo-anshanite. Concernant l’étude iconographique, nous travaillons sur une sélection des Archives Administratives de Persépolis, prêtées provisoirement par l’Iran à l’Institut Oriental de l’Université de Chicago depuis 1935. D’autres sources iconographiques, comme les bas-reliefs qui décoraient les palais achéménides, les reliefs rupestres achéménides, ainsi que les peintures achéménides découvertes en Asie Mineur, nous sont particulièrement précieuses. Nous nous intéressons également aux sources visuelles grecques représentant les Perses ; pour ce faire nous étudions environs 85 vases grecs (ca. 520 - 330 BCE). En outre, afin d’examiner les vêtements royaux néo-anshanites, nous menons une étude comparative sur des reliefs rupestres néo-anshanites, ainsi que le bol Arjān. Ce travail multidisciplinaire de par la singularité de chaque axe de recherche et la nouveauté de l’objet proposé offre des perspectives prometteuses pour découvrir la production textile en Iran dans une période significative de son histoire peu étudiée jusqu’à présent.


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