Institutions hospitalières comme lieux d'anéantissement de l'être féminin dans la prose féminine contemporaine russe

par Kateryna Tarasiuk

Projet de thèse en Etudes Slaves

Sous la direction de Isabelle Després.

Thèses en préparation à l'Université Grenoble Alpes (ComUE) , dans le cadre de Langues, Littératures et Sciences Humaines , en partenariat avec Institut des Langues et des Cultures d'Europe, d'Amérique, d'Afrique, d'Asie et d'Australie (laboratoire) depuis le 01-09-2018 .


  • Résumé

    La prose féminine se montre de nouveau dans les dernières années de la Perestrojka. Beaucoup d'écrivains femmes – parmi lesquelles nous pouvons distinguer le courant intitulé Les Nouvelles Amazones – commencent de nouveau à parler à voix haute de leur corps en vue de la mise en scène de l'image de la femme contemporaine et de son monde féminin. L'idée initiale de leurs écrits est simple : le monde de la femme se diffère de celui de l'homme. C'est ainsi qu'on pourrait remarquer l'émergence du discours de genre au sein du champ littéraire russe dont les sujets principaux sont le corps et la souffrance corporelle étroitement mêlés au destin féminin. Dans plusieurs textes de cette période figurent souvent les institutions hospitalières – les cliniques gynécologiques et les maternités – où se rendent les femmes pour parler et résoudre des problèmes qui occupent leurs corps et leurs esprits. Ces lieux apparaissent comme ceux de l'ordre judiciaire dont les fonctions sont surtout régulatrices. L'ordre du pouvoir qu'exerce l'institution publique oblige à se taire, à garder le silence. Par conséquent, les femmes se retrouvent désarmées face à la violence rencontrée au sein du monde hospitalier. Est-il possible de s'échapper de cet univers silencieux ou l'hôpital deviendrait-il un endroit mortifier qui néantise le sujet féminin ?

  • Titre traduit

    Hospital institution as a place of annihilation of the female subject in contemporary Russian female prose


  • Résumé

    The female prose is shown again in the last years of the Perestroika. Many women writers - among whom we can distinguish the current titled The New Amazons - have once again begun to speak out loud about their bodies in order to show the image of the contemporary woman and her feminine world. The initial idea of their writings is simple: the world of women differs from that of men. Thus we could notice the emergence of gender discourse within the Russian literary field whose main subjects are the body and the bodily suffering closely intertwined with the feminine destiny. Several texts of this period often include hospital institutions - gynecological clinics and maternity clinics - where women go to talk and solve problems that occupy their bodies and minds. These places appear as those of the judicial order whose functions are mainly regulatory. The order of power exercised by the public institution forces us to be silent and to remain silent. As a result, women find themselves helpless in the face of violence in the hospital world. Is it possible to escape from this silent universe, or would the hospital become a mortifying place that nullifies the female subject?