Mise en évidence des conséquences respiratoires anatomiques et fonctionnelles de l’exposition à une hypoxie intermittente chronique dans un modèle murin de fibrose pulmonaire.

par Céline-Hivda Yegen

Projet de thèse en Sciences de la vie et de la sante

Sous la direction de Nicolas Voituron.

Thèses en préparation à Paris 13 , dans le cadre de École doctorale Galilée (Villetaneuse, Seine-Saint-Denis) depuis le 24-07-2018 .


  • Résumé

    La fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) est une pneumopathie fibrosante, caractérisée par l’accumulation de tissu conjonctif dans les poumons conduisant à une insuffisance respiratoire restrictive d’évolution fatale. La physiopathologie de la FPI est mal connue et il n’existe pas de traitement réellement efficace. Plusieurs études récentes ont montré la très forte prévalence du syndrome d’apnées obstructives du sommeil(SAOS) chez les patients atteints de FPI. D’après la littérature, les épisodes répétés d’hypoxie-réoxygénation nocturnes liés aux apnées obstructives qui constituent un stress d’hypoxie intermittente (HI) chronique sont particulièrement délétères. Nos résultats préliminaires obtenus sur un modèle murin de pathologie pulmonaire aiguë induite à la bléomycine suggèrent également une modification de la mécanique ventilatoire affectant les échanges gazeux au niveau pulmonaire se traduisant par une diminution de la saturation. Ces résultats sont conformes à ce qui est observé dans les pathologies pulmonaires interstitielles pour lesquelles on observe une dyspnée, une atteinte des régulations ventilatoires caractérisée par une faible valeur de capacité vitale forcée associée avec une augmentation de la fréquence respiratoire et une diminution du volume courant Les mécanismes à l’origine des anomalies du contrôle ventilatoire au cours des pneumopathies fibrosantes sont aujourd’hui peu connus, en particulier les rôles potentiels de l’inflammation (systémique, pulmonaire et neuronale) et de la FPI. L’association fréquente à un SAOS peut également être impliquée par le biais des espèces réactives de l’oxygène. Ceci altérerait le « tonus inflammatoire périphérique », ce qui stimulerait NFκB entraînant une augmentation de la signalisation inflammatoire dans le système nerveux central via le tronc cérébral. Ces atteintes pourraient entraîner des modifications du réseau neuronal respiratoire via des mécanismes de neuroplasticité dont les effets ont été peu étudiés.


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