par Vérène Chalendar

Thèse de doctorat en Langues, histoire et civilisations des mondes anciens des origines à l'antiquité tardive

Sous la direction de Dominique Charpin.

Thèses en préparation à Paris Sciences et Lettres , dans le cadre de École doctorale de l'École pratique des hautes études (Paris) , en partenariat avec Proche-Orient, Caucase : Langues, Archéologie, Cultures (laboratoire) et de École pratique des hautes études (Paris) (établissement opérateur d'inscription) .


  • Résumé

    Cette thèse est consacrée à l'usage des animaux dans les pratiques thérapeutiques mésopotamiennes. Elle s'intéresse autant à l'animal utilisé à titre d'ingrédient pour la préparation des médications, qu'à l'animal participant aux rituels thérapeutiques. La première partie dresse un panorama des sources cunéiformes à disposition pour la reconstitution des pratiques médicales et propose une exploration de la perception de la faune par les Mésopotamiens en s'intéressant à la taxinomie ainsi qu'aux valeurs symboliques associées à l'animal. Elle s'attache également à l'examen de questions d'ordre pratique induites par l'usage des animaux dans la pharmacopée (approvisionnement, conservation, modalités de mise en œuvre etc.). La seconde partie de cette étude consiste en l'élaboration d'un catalogue des animaux rencontrés dans les textes médicaux cunéiformes. Celui-ci répertorie et examine les usages thérapeutiques de chaque animal en essayant de comprendre les raisons de leurs utilisations dans des contextes pathologiques spécifiques. La troisième partie est dévolue à l'étude du contexte culturel et intellectuel dans lequel ont été rédigées ces tablettes scientifiques mésopotamiennes. Les notions de « secret » et de « cryptage » du savoir sont ici mises en lumière. Le point central de cette partie consiste dans la présentation du document Uruanna = maštakal et des différentes hypothèses émises quant à son interprétation ; certaines de celles-ci remettant en question l'usage d'ingrédients d'origine animale dans la pharmacopée.

  • Titre traduit

    When the animal heals...The therapeutic usages of the animal in the Assyro-Babylonian cuneiform medical corpus.


  • Résumé

    This thesis focuses on the use of animals in Mesopotamian therapeutic practices. It explores the animal used as ingredient for the preparation of medications, as well as the animal, which took part in the healing rituals. The first part reviews the cuneiform sources available for the reconstruction of medical practices and offers an exploration of Mesopotamian fauna through an overview of the taxonomy and the symbolic values attached to animals. It also investigates the practical issues resulting from the use of animals in pharmacopoeia (supply, conservation, methods of implementation etc.). The second part of the study consists in establishing a catalogue of animals encountered in the cuneiform medical texts. It lists and highlights the therapeutic uses of each animal and explores the reasons for their use in specific pathological contexts. The third part is devoted to the cultural and intellectual context in which these scientific Mesopotamian tablets were written. On this occasion, the concepts of "secret" and "encryption" of knowledge are considered. The main interest of this third chapter consists of a presentation and a new proposal for Uruanna = maštakal. This text has been the subject of several assumptions, which question the use of animal ingredients in the pharmacopoeia.