Identité humaine et divinisation dans l'Antiquité tardive. Théories et pratiques rituelles

par Akindynos Kaniamos

Projet de thèse en Etudes grecques

Sous la direction de Philippe Hoffmann.

Thèses en préparation à Paris Sciences et Lettres , dans le cadre de École doctorale de l'École pratique des hautes études (Paris) , en partenariat avec Laboratoire d'études sur les monothéismes (laboratoire) et de École pratique des hautes études (Paris) (établissement de préparation de la thèse) depuis le 31-08-2017 .


  • Résumé

    L'objectif premier de cette recherche est l'examen de la notion de divinisation dans le cadre du polythéisme grec au cours de l'Antiquité tardive. Dans un premier temps, il est question de démontrer par quelles voies théoriques et par quelles pratiques rituelles la divinisation peut être entendue et analysée comme entraînant la transformation de l'identité humaine. Ensuite, il s'agit d'examiner comment l'être humain aspirant à la divinisation et à la libération de son âme des liens de la matière détient en soi le potentiel de réinventer sa propre subjectivité dans cette dimension intelligible (du νοῦς) où l'identité humaine s'étendrait jusqu'au point de se concevoir, voire de se définir, à partir de sa relation avec le divin et avec les concepts universels. Notre recherche vise, en conséquence, à élargir les catégories de conception de soi proposées par Gill pour l'antiquité classique (Gill, C., Personality in Greek Epic, Tragedy, and Philosophy: The Self in Dialogue, London, Clarendon Press, 1996) afin de les faire correspondre à la relation entre l'homme et les universels d'après le corpus des auteurs néoplatoniciens, et surtout à partir des écrits de Plotin, de Porphyre, de Jamblique et de Proclus. La problématique d'une nouvelle identité résultant de la proximité avec le divin sera égalent examinée dans certains textes ésotériques de l'Antiquité tardive, tels que les Oracles Chaldaïques (c.200 AD), l'Hermetica (CH, c.100-400 AD) et les Papyri Graecae Magicae (PGM, c.100-400 AD).

  • Titre traduit

    Human Identity and Divinization in Late Antiquity. Theory and Ritual Practice


  • Résumé

    The primary objective of this research pertains to the analysis of the concept of divinization within the polytheistic framework of Late Antiquity. First, emphasis will be placed on the transformation of the human identity through philosophical theory and ritual practice resulting from the effort to attain divinization. Subsequently, stress will be laid on the aspiration to liberate the soul from the bonds of matter and on the human potential to invent a new status of subjectivity. This reinvented identity might emanate from the quest to connect with the dimension of the Intellect (of νοῦς), in which the longing to attain alignment with the divine and the universal principles may finally prevail. Consequently, the research aims to broaden the categories of self proposed by Gill in relation to the classical period (cf. Gill, C., Personality in Greek Epic, Tragedy, and Philosophy: The Self in Dialogue, London, Clarendon Press, 1996) and examine the notion of the self in the corpus of Neoplatonist philosophers, such as Plotinus, Porphyry, Iamblichus and Proclus. The question of a new identity emerging from the relationship with the divine will equally be examined in some cultic texts of Late Antiquity, namely the Chaldean Oracles (c.200 AD), the Hermetica (CH, c.100-400 AD) and the Papyri Graecae Magicae (PGM, c.100-400 AD).