Le Bal des Quat'z'Arts (1892-1966). Quand la célébration de l'esprit d'atelier devient œuvre d'art

par Isabelle Conte

Projet de thèse en Histoire de l'art

Sous la direction de Jean-Michel Leniaud.


  • Résumé

    Lorsque la première édition du bal des Quat'Z'Arts débuta en 1892, ses organisateurs étaient loin d'imaginer le succès retentissant que connaîtrait cette manifestation estudiantine. Enfant naturel de l'« esprit rapin » traditionnel de l'École des Beaux-Arts et de l'idéal classique de son enseignement, le Bal des Quat'Z'Arts eut lieu tous les ans de 1892 à 1966, exception faite de la période des deux guerres mondiales et de l'année 1964. A l'image du terme de « pompier » tant décrié et en même temps si revendiqué par les étudiants, le nom même de « Quat'Z'Arts » est presque un programme ou du moins un hommage. Il découle du découpage des « quatre arts » officiels prônés par les institutions académiques : l'architecture, la peinture, la sculpture et la gravure. L'ambition de cette recherche doctorale est d'apporter un éclairage sur l'une des manifestations les plus éclatantes de ces élèves artistes et ainsi d'aborder l'histoire de l'école des Beaux-Arts du point de vue des traditions étudiantes.

  • Titre traduit

    The bal des Quat'z'Arts (1892-1966). When the celebration of the workshop spirit becomes a work of art


  • Résumé

    When the first edition of the Quat'Z'Arts Ball began in 1892, its organizers were far from imagining the resounding success of this student event. A natural child of the traditional "esprit rapin" of the École des Beaux-Arts de Paris and the classical ideal of its teaching, the Bal des Quat'Z'Arts took place every year from 1892 to 1966, except for the period of the two world wars and the year 1964. Like the term "Pompier" both criticized by critics and claimed by students, the name "Quat'Z'Arts" is almost a program or at least a tribute. It comes from the cutting of the "four arts" official advocated by academic institutions: architecture, painting, sculpture and engraving. The ambition of this doctoral research is to address one of the most striking manifestations of these student artists and thus to approach the history of the École des beaux-arts from the point of view of student traditions.