La subjectivité homosexuelle confrontée à la violence homophobe : existence, résistan.

par Richardson Da silva paz

Projet de thèse en Sciences politiques

Sous la direction de Eric Fassin.

Thèses en préparation à Paris 8 en cotutelle avec l'Universidade Católica de Pernambuco (UNICAP) , dans le cadre de ED Pratiques et théories du sens , en partenariat avec Laboratoire d'études du genre et de la sexualité (equipe de recherche) depuis le 15-06-2018 .


  • Résumé

    Cette thèse porte sur la violence basée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, qu’il est convenu, et dans le langage ordinaire et dans la littérature scientifique, de nommer homophobie (Borrillo, 2000 ; Fassin, 2005 ; Chamberland & Lebreton, 2012). Dans ce contexte, nous proposons comme objectif général analyser les mécanismes d'agentivité (agency ou capacité d’agir) des personnes LGBT qui ont vécu des expériences de violence homophobe dans le quotidien de leur vie. Plus précisément, à partir de leur discours, recueilli lors d’entretiens, il s’agit de prendre comme axes analytiques (1) les manières de se produire soi-même, face aux prescriptions socio-culturelles, notamment en termes de genre et de sexualité ; (2) les stratégies d’existence et donc de résistance face à la violence et (3) la capacité d’agir collective visant à construire un réseau de soutien pour affronter la violence.Les participants à notre enquête ont été recrutés, tout d'abord, à partir du Forum des Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Travestis et Transgenres de Pernambouc (Forum LGBT/PE) . Depuis 2012, nous intervenons de manière active dans cette structure. Les membres de cette dernière sont des acteurs stratégiques qui nous ont permis d'entrer en contact avec les personnes interrogées dans le cadre de cette recherche. Pour élargir la perspective, j’ai également utilisé la méthode « boule de neige ». Les données ont été construites à partir d'un échantillon non probabiliste du type "par commodité" (Hulley, 2010). Au total, nous avons fait passer 9 entretiens qui ont été enregistrés, puis retranscrits. Les personnes interrogées étaient des personnes identifiées comme lesbiennes, gays, bisexuels, travestis et transsexuels (LGBT) qui ont vécu des expériences de violence basées sur leur orientation sexuelle et/ou sur leur identité de genre. Les données produites à partir de ces entretiens seront le matériau principal de notre analyse. Cependant, nous allons compléter l’enquête par une série d’entretiens avec des personnes LGBT brésiliennes en France afin de pouvoir aborder les effets de l’éloignement de la culture d’origine, et donc de ses normes hétérosexistes – dans un contexte français de relative politisation de ces questions, et donc d’interpellation individuelle et de mobilisation collective.


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