Etude des facteurs de risques psychopathologiques de la Dysmorphie Musculairechez les jeunes adultes en France.

par Jérôme Cuadrado

Projet de thèse en Psychologie

Sous la direction de Gregory Michel.

Thèses en préparation à Bordeaux , dans le cadre de Sociétés, Politique, Santé Publique , en partenariat avec Bordeaux Research Center for Population Health (laboratoire) depuis le 01-09-2017 .


  • Résumé

    L'étude de la Dysmorphie Musculaire est un thème de recherche récent en Psychologie. Les premières recherches ayant posé les bases de ce trouble particulier furent menées par H.G Pope (1993 ; 1997) sur des populations Bodybuilders, comme étant l'expression symptomatologique spécifique à notre culture occidentale (Olivardia 2001 ; Kanayama, 2002). Plus tard, la description symptomatologique singulière de la Dysmorphie Musculaire fut intégrée dans le DSM-IV TR (2013) avec des critères diagnostics la catégorisant dans les troubles somatoformes comme sous-entité nosographique des Dysmorphophobies corporelles. De nombreuses études ont cherché à étudier la dysmorphie musculaire comme une forme de « Body Dismorphic Disorder », un trouble du comportement alimentaire « Eating Disorder », un trouble obsessif-compulsif « Obsessive Compulsif Disorder Syndrome » et dernièrement une question est restée en suspens quant à la possibilité de la catégoriser comme une addiction à l'image du corps. L'étude des influences sociales, des facteurs à risques, la consommation de produits améliorant la performance et la conceptualisation de modèle explicatif dans l'étiologie de la Dysmorphie Musculaire ont occupé la majorité des recherches entreprises jusqu'à maintenant. Le manque de littérature sur la prévalence spécifique de la Dysmorphie Musculaire dans les différentes populations (oscillant entre 13.6% et 44,4% dans des populations spécifiques : sportifs, non sportifs, étudiants, pratiquants professionnels de BodyBuilding), le manque d'études cliniques ainsi qu'un manque de recherches sur un traitement spécifique à la Dysmorphie Musculaire sont des limites souvent mentionnées dans les revues de littératures (Celso et al, 2015). Considérant l'évolution constante de la société et l'importance de l'influence socioculturelle dans l'étiologie de la Dysmorphie Musculaire (Stice, 2002), il est impératif d'évaluer si de nouveaux facteurs de risques viennent influencer le développement de cette symptomatologie, notamment chez les jeunes adultes (ex : étudiants) avec l'avènement des réseaux sociaux, l'influence des sites pro-musculation (Murray, 2016) mais aussi d'investiguer les nouveaux risques sanitaires émanant des conséquences de la consommation de produits améliorant la performance et leurs abus (rapport d'expertise collective, Anses 2016). Peu d'études se sont intéressées à la personnalité dans la Dysmorphie Musculaire, l'attention fut portée au perfectionnisme (Murray et al, 2013), névrosisme (Davis et al, 2005), à l'extraversion (Jaspal Singh Sandhu et al, 2013), la personnalité narcissique avec des études contradictoires ne prenant pas en compte une conception bidimensionnelle avec un pôle narcissisme vulnérable et un pôle narcissisme grandiose. Reconsidérer la personnalité dans la Dysmorphie Musculaire permettrait d'enrichir notre compréhension de cette symptomatologie, et peut être de cerner des types de personnalité à risque de développer un ou des symptômes de la Dysmorphie Musculaire.

  • Titre traduit

    Study of the psychopathological risk factors of Muscular Dysmorphyamong young adults in France.


  • Résumé

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