De l'utopie à la perte de démocratie en Amérique latine. Analyse, d'après l'œuvre de Gioconda Belli et Ana Teresa Torres, de l'origine et les dérives d'une manipulation du discours utopique.

par Maria Hernandez Garcia

Projet de thèse en Littérature française et comparée - Cergy

Sous la direction de Luisa Ballesteros Rosas.

Thèses en préparation à Cergy-Pontoise , dans le cadre de ED DSH - Droit et Sciences Humaines , en partenariat avec AGORA (laboratoire) depuis le 13-07-2017 .


  • Résumé

    Le champ de l'utopie se rétrécit aujourd'hui en Amérique latine laissant la place aux abus des régimes autoritaires et corrompus qui ont trahit les idéaux et les promesses politiques et sociales qu'ils prétendaient incarner. Ainsi, la distance qui sépare le rêve utopique des républiques naissantes au XIX siècle et la réalité vécue désormais par les habitants de ces pays est chaque fois plus grande. La littérature se charge d'exprimer le désenchantement des populations et de dénoncer les dictatures successives qui ont justifié l'utopie d'un monde meilleur d'égalité, de justice sociale et de liberté. Mais les rêves et les luttes menées pour l'obtenir donnèrent lieu à la manipulation du discours et à travers lui à l'opportunisme totalitaire qui laisse encore moins de place aux libertés démocratiques, tandis que les problèmes apportés par une politique de l'absurde s'accumulent, faisant disparaître l'Etat de droit et les valeurs les plus élémentaires. Dans cette thèse nous essayons de montrer, à travers l'œuvre engagée de la poétesse et romancière nicaraguayenne Gioconda Belli, et l'analyse psychologique collective de l'écrivaine vénézuélienne Ana Teresa Torres, l'origine et les dérives de la manipulation du discours utopique et la perte de démocratie en Amérique latine. Nous tenterons, par la lecture des œuvres de ces deux auteures, d'envisager si, même dans les situations sociales et politiques les plus désespérées, il reste encore dans les pays de Gioconda Belli et d'Ana Teresa Torres, et dans l'Amérique latine en général, un maigre espoir de changement qui donnerait lieu à une nouvelle utopie.

  • Titre traduit

    From utopia to loss of democracy in Latin America. Analysis, according to the oeuvre of Gioconda Belli and Ana Teresa Torres, of the origin and the derive of a manipulation of the utopian discourse.


  • Résumé

    Nowadays, the field of utopia is shrinking more and more in Latin America, giving way to abuses of authoritarian and corrupt regimes that betrayed the ideals and the political and social promises they pretended to embody. Thus, the distance between the utopian dreams of the nascent republics in the nineteenth century, and the reality now lived by the inhabitants of these countries is betting bigger and bigger. Literature is responsible for expressing the disenchantment of the population and denouncing the successive dictatorships that justified the utopia of a better world of equality, social justice and freedom. But the dreams and the struggles to obtain it, gave rise to the manipulation of the discourse and, through it, to the totalitarian opportunism, leaving less and less room for the democratic liberties but increasing up problems due to an absurds' policy, with the consequences of removing rule of law and the most elementary individual rights. In this thesis, we try to show, through the committed work of the Nicaraguan poetess and novelist Gioconda Belli, and the psychological collective analysis of the Venezuelan writer Ana Teresa Torres, the origin and the drifts to manipulate the utopian discourse and the loss of democracy in Latin America. By reading the works of these two authors, we will try to consider if, even in the social and political most desperate situations, it remains possible, in the countries of Gioconda Belli and Ana Teresa Torres, and in Latin America in general, a meager hope of change that could give rise to a new utopia.