Développement d'un test de mesure de réparation des cassures double‐brin de l'ADN sur biopuce : validations biologiques et applications

par Xavier Tatin

Projet de thèse en BIS - Biotechnologie, instrumentation, signal et imagerie pour la biologie, la médecine et l'environnement

Sous la direction de Jean Breton (edisce) et de Sylvie Sauvaigo.

Thèses en préparation à Grenoble Alpes , dans le cadre de Ingénierie pour la santé la Cognition et l'Environnement , en partenariat avec Systèmes Moléculaires et Nano Matériaux pour l'Énergie et la Santé (laboratoire) depuis le 01-05-2018 .


  • Résumé

    Nos cellules sont en permanence soumises à des agents chimiques et physiques qui endommagent notre ADN. Les cassures double-brin (CDB) comptent parmi les lésions aux effets les plus délétères, mais elles sont normalement corrigées grâce à de complexes mécanismes de réparation. La radiothérapie a pour but de générer ce type de lésions dans les cellules tumorales. Cependant, les rayonnements ionisants délivrés au niveau de la tumeur peuvent également endommager des tissus sains ; 5 à 10% des patients traités par radiothérapie souffrent ainsi d'effets secondaires précoces ou tardifs, qui peuvent être irréversibles. La radiosensibilité individuelle est en partie associée à des altérations des gènes impliqués dans la réponse aux dommages à l'ADN, qui inclut les mécanismes de réparation de l'ADN et les voies de transduction du signal. Cette radiosensibilité joue un rôle prépondérant dans la tolérance des tissus sains à l'irradiation et donc dans la survenue de radiotoxicités. Une connaissance plus fine de des mécanismes de réparation des CDB nous permettrait de mieux comprendre le mécanisme d'action de la radiothérapie, afin de prévoir quels seront les patients répondeurs au traitement et quels sont ceux susceptibles de développer des effets indésirables. Ce projet de thèse CIFRE porte sur le développement et la validation d'un test permettant à terme de caractériser les activités de réparation des CDB au sein d'échantillons biologiques. Il est porté par la société LXRepair et par l'équipe « Chimie Interface Biologie pour l'Environnement, la Santé et la Toxicologie » (UMR SyMMES 5819 CEA-CNRS-Université Grenoble Alpes).

  • Titre traduit

    Development of a enzymatic assay on biochip measuring DNA double strand breaks repair capacity: biological validation and applications


  • Résumé

    Our cells' DNA is under constant threat from genotoxic agents that produce a large variety of lesions. DNA double strand breaks (DSBs) generated by ionizing radiations are among the most severe kinds of DNA damage. In radiotherapy (RT), such ionizing radiations aimed at the tumor can also affect normal tissues, leaving DSBs unrepaired. They represent a major cause of side effects: short or long-term adverse effects are observed in 5 to 10% of patients undergoing RT and a better understanding of DSB repair pathways would allow for an optimized estimation of individual radiosensitivity, in order to determine in advance each patient's response to the treatment as well as the risk of developing adverse effects in the future. This PhD project aims at developing and validating an enzymatic assay for the characterization of DSB repair capacity in biological samples. This research is part of a close collaboration between biotech company LXRepair and the biology laboratory CIBEST (Chimie Interface Biologie pour l'Environnement la Santé et la Toxicologie, UMR SyMMES 5819 CEA CNRS Université Grenoble Alpes).