Complexification sociale et mégalithisme aux IVe et IIIe millénaires avant notre ère : la question des "dolmens simples" en France méridionale.

par Sarah Boscus (Boscus-bou)

Projet de thèse en Archéologie, Préhistoire

Sous la direction de Nicolas Valdeyron et de Vincent Ard.

Thèses en préparation à Toulouse 2 , dans le cadre de Temps, Espaces, Sociétés, Cultures (TESC) , en partenariat avec TRACES Travaux et Recherches Archéologiques sur les Cultures, les Espaces et les Sociétés (UMR 5608) (laboratoire) et de PRBM - Préhistoire récente du Bassin méditerranéen (equipe de recherche) depuis le 01-10-2017 .


  • Résumé

    Les premières architectures monumentales que sont les mégalithes, apparaissent en France sur la façade Atlantique au cours du Ve millénaire avant notre ère et indiquent un profond changement dans les communautés néolithiques, qui va perdurer jusqu’à la fin de la période. Mais ce nouveau type de sépulcre marque surtout le passage de la tombe individuelle à la tombe collective, monumentale. La recherche sur ces caveaux de pierre a depuis les années 1970 bien progressée et les nombreux inventaires ont démontré l’exceptionnelle richesse de ce patrimoine en France. Les « dolmens simples », considérés comme la dernière phase du phénomène, en représentent la majeure partie avec plus de 2000 monuments concentrés sur les causses aveyronnais, quercynois et ardéchois mais dont l’extension géographique touche toute la France méridionale. Étonnamment, l’Occitanie, qui est désormais la région la plus riche en mégalithes et en « dolmens simples » de France et d’Europe, n’a bénéficié que de peu de recherches. Or, ces mégalithes constituent dans certains secteurs les seuls témoins connus des populations de la fin du Néolithique (IVe-IIIe millénaires avant notre ère). On sait d’autant plus que la fin de la période est marquée par de profondes transformations socio-économiques (réseaux d’échanges transeuropéens, nouvelles productions spécialisées, apparition des architectures monumentales, …) indiquant une complexification de ces sociétés. En France méridionale, ce phénomène n’a jamais été abordé par le biais de l’étude des sépultures mégalithiques. Les premiers résultats obtenus dans le Lot et l’Ariège, dans le cadre de mes deux ans de Master, ont montré le potentiel de cette démarche et justifient aujourd’hui la mise en œuvre d’un projet de thèse sur cette aire géographique. A partir des différents inventaires disponibles dans la région, ce projet de thèse propose une analyse multi-échelle et multi-méthode de ces architectures monumentales, croisant données archéologiques, géologiques, paléoenvironnementales. Ce travail a pour objectif de construire une nouvelle typo-chronologie relative des sépultures mégalithiques basée sur l’analyse de leurs projets architecturaux. Il s’agit de caractériser les choix effectués par les bâtisseurs en termes d’architecture (matériaux, agencement des blocs, technique), et d’implantation (topographie, visibilité, organisation du territoire). Cette étude a donc vocation de comprendre l’évolution des sociétés de la fin du Néolithique à travers l’étude de leurs architectures mégalithiques.


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