Le rapport affectif à l’espace au prisme de la musicalité des villes : de la reconnaissance sensible des lieux aux identités sonores urbaines

par Julien Torchin

Projet de thèse en Géographie - Aménagement

Sous la direction de Benoît Feildel et de Denis Martouzet.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Sociétés, temps, territoires (Angers) , en partenariat avec Eso (laboratoire) depuis le 01-09-2017 .


  • Résumé

    L’objet de la thèse est d’étudier dans quelle mesure les environnements sonores urbains sont une opportunité pour comprendre les dimensions sensorielles des cadres culturels et sociaux. La recherche a pour objectif d’analyser l’influence de la perception sonore sur la construction du rapport affectif des individus à leur territoire de vie. Cette influence est mise en regard avec les actions menées dans l’espace urbain visant à assurer un meilleur contrôle des flux de différentes natures qui constituent l’environnement sensoriel. La méthode mise en œuvre se situe au croisement des approches anthropologiques, sociologiques et expérimentales de la ville, et repose sur l’étude d’espaces publics de villes moyennes de l’Ouest de la France, Rennes en particulier. L’environnement sonore de la ville affecte différemment chaque individu à travers une succession d'ambiances qu’il éprouve au cours de ses déplacements quotidiens. L’étude de ce vécu sensoriel, en lien avec les trajectoires personnelles et la dimension affective associée aux espaces évoqués, doit ainsi permettre de faire émerger différents types de rapports sensibles à l’espace urbain. Celui-ci reflète un système d’évidences sensibles qui donnent à voir en même temps l’existence d’un commun et des découpages qui y définissent des places et des parts respectives propres à chacun des acteurs concernés, qui se fonde sur un partage des espaces, des temps et des formes d’activité. L’environnement sonore fait ainsi l’objet d’actions délibérées participant au redécoupage de ce partage : aménager les caractéristiques sensorielles d’un lieu tout autant que la dimension matérielle de celui-ci est perçu comme un moyen pour les urbanistes, les architectes, les designers, les artistes et les acteurs politiques de proposer une nouvelle perception des lieux, destinée à favoriser l’émergence de nouveaux usages, qui reposent sur des enjeux de contrôle des espaces publics.


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