Perception et réception d'une histoire africaine dans les romans ivoiriens contemporains.

par Sabine Aka Koffi

Projet de thèse en Littératures et civilisations comparées

Sous la direction de Sylvie André.

Thèses en préparation à Paris 3 , dans le cadre de École doctorale Littérature française et comparée (....-2015 ; Paris) , en partenariat avec Centre d'études et de recherches comparatistes (Paris) (equipe de recherche) depuis le 08-11-2010 .


  • Résumé

    Le roman postcolonial relève de l'interprétation de l'histoire inhérente à l'écrivain d'origine africaine. en l'absence de sens acceptable pour les intéressés, la fiction interroge et met en exergue les aspects occultés de l'histoire. l'étude s'attachera à mettre en évidence des grilles de lecture autres qu'occidentales permettant de comprendre l'histoire immédiate, thématique de plus en plus marquée chez les romanciers contemporains de la côte d'ivoire. l'on se propose d'analyser la façon dont les romanciers des années 90 à nos jours problématisent le thème de l'histoire, comment ils l'intègrent à la trame narrative et pourquoi. l'étude vise à voir comment cette évolution correspond à une urgence pour les auteurs : ceux-ci tentent en effet de trouver des réponses à la fragilisation des structures étatiques et au spectre de la guerre civile. la gestion d'une histoire européo-centrée est un exercice délicat mais essentiel pour tenter de sortir de l'impasse. l'analyse portera sur les représentations mentales du peuple africain et l'on interrogera les genres littéraires de façon à rendre compte s'ils induisent ou non une vision de l'histoire. les écrivains cherchent à doter leur peuple d'une histoire ‘à l'africaine'; histoire compliquée par le colonialisme. certains textes à visée didactique et pédagogique semblent confirmer cette idée, notamment dans le roman posthume quand on refuse on dit non d'ahmadou kourouma et silence on développe de jean-marie adiaffi. ils témoignent de leur préoccupation de diffuser une histoire méconnue auprès du lectorat ivoirien et français. si le premier auteur est ancré dans l'événementiel, le second joue la carte du mythe comme vecteur d'une histoire collective et propose le bosssonisme comme religion syncrétique, solution aux conflits


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