Transformation du métier de journaliste et participation des publics

par Mamadou Louda Diallo

Projet de thèse en Sciences de l'information et de la communication

Sous la direction de Anne-France Kogan.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Sociétés, temps, territoires (Angers) , en partenariat avec Prefics (laboratoire) depuis le 01-09-2017 .


  • Résumé

    Depuis le développement du numérique, les métiers de production d'informations ont particulièrement évolué. De la presse papier à la presse en ligne, les journalistes ont changé leur manière d'informer, car avec le numérique il faut faire avec le public comme l'explique Joël de Rosnay dans « La révolte du pronétariat » . Ainsi, ce qui va nous intéresser dans ce projet de thèse, c'est cette incertitude autour du métier de journaliste. Favorisée par le développement des nouvelles technologies, la production d'information par les citoyens tend à croître. Il suffit d'un clic pour qu'un citoyen puisse diffuser son message à un large public. L'idée est de dire que le pouvoir de toucher un grand public qui appartenait aux journalistes professionnels tendrait à être redistribué. Les appareils qui jusque-là étaient utilisés dans le cercle des journalistes professionnels sont tombés dans la banalisation, et sont désormais entre les mains de simples citoyens. Tout cela démontre quelque part la tension qui existe dans la profession journalistique aujourd'hui.   Au cours de ce projet nous tenterons de nous questionner sur l’évolution en matière de formation des journalistes. L’arrivée des citoyens producteurs d’information aurait conduit les écoles de journalisme à se repositionner. Voilà une des premières hypothèses de ce travail, il s’agira de voir si les écoles prennent en compte la dimension citoyenne (gestes des citoyens, outils citoyens…) De plus, nous avons observé que certains citoyens producteurs d’information ont pu être légitimés par les professionnels. Ce sont des citoyens partageant les mêmes espaces de travail que les professionnels. C’est l’idée de mimer les compétences des professionnels pour en devenir un. Voilà comment se dessine la seconde hypothèse de notre projet. Est-ce la nouvelle façon de rentrer dans le monde professionnel ? Cela serait-il une menace pour le monde des journalistes professionnels ? Ou une façon de repenser le quatrième pouvoir en démocratie ? Comment les écoles de journalisme s'adaptent à cette nouvelle donne ? Quand on sait les compétences à acquérir pour devenir journaliste professionnel, le nombre d'années sur les bancs pour obtenir un diplôme de journaliste, nous pourrions nous interroger sur cette nouvelle façon de devenir professionnel. La question du Proam semble être très intéressante à développer pour comprendre la collaboration qui se noue entre les citoyens et le monde professionnel. Pour finir, nous tenterons de nous interroger sur ses citoyens qui participent à la production d'informations. Qui sont-ils ? Comment pourrions-nous les appeler ? Est-ce des journalistes amateurs comme l'explique Benjamin Ferron, Nicolas Harvey, Olivier Tredan ? Ou des journalistes participatifs comme le dit Franck Rebillard ? Sinon des journalistes citoyens ? Quelle différence pourrions-nous faire entre journaliste amateur, participatif et citoyen ? Comment pourrions-nous définir le journalisme amateur, le journalisme participatif et le journalisme citoyen?


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