Identité, Mémoire et Transition : l’autofiction dans le roman espagnol contemporain.

par Maria de la Concepcion Martin Huertas

Projet de thèse en Langues, Littératures et civilisations romanes

Sous la direction de Françoise Dubosquet Lairys et de Carmen Valcarcel.

Thèses en préparation à Rennes 2 en cotutelle avec l'Universidad autonóma de Madrid , dans le cadre de École doctorale Arts, Lettres, Langues (Rennes) , en partenariat avec Erimit (laboratoire) depuis le 01-09-2017 .


  • Résumé

    Avec l’arrivée d’un nouveau siècle, le réalisme social reprend force en Espagne, face aux jeunes écrivains de la génération « X » qui au cours des années 90 vont développer une littérature de la « dé-mémoire ». C’est ainsi qu’apparaissent de nouveaux écrivains plus conscients du contexte social et politique que traverse l’Espagne. Par leurs écrits et leur lecture de l’histoire récente, ils tentent d’en trouver et explorer les causes, révélant au grand jour une autre facette de la transition. De plus, à cette période, le roman de la mémoire retrouve une nouvelle vigueur avec des romans autofictionnels. La particularité de ces textes est la quête de l’identité individuelle, certes mais qui ne peut s’expliquer qu’à partir d’événements vécus : la mort de Franco, l’explosion de libertés supposées qu’il faudrait apprendre à gérer, le désenchantement, etc. Il ne s’agit pas, par conséquent, de simples mémoires individuelles, propres à la pensée postmoderne mais de récits qui vont du privé au public y qui tentent d’éveiller les consciences des lecteurs. Mon projet de thèse va tenter de démontrer comment les facteurs politiques, sociaux et économiques actuels favorisent le retour de modèles littéraires qui privilégient la récupération de la mémoire comme forme de quête et de questionnement de sa propre identité mais encore, ce qui n’est pas le moins important, l’identité d’un pays en crise.


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