Peintures murales en Touraine (XIe-XVe siècle) : approches techniques, stylistiques, iconographiques et archéologie du geste

par Amaëlle Marzais

Projet de thèse en Histoire de l'Art

Sous la direction de Alain Salamagne et de Marcello Angheben.

Thèses en préparation à Tours , dans le cadre de Sciences de l'Homme et de la Société depuis le 05-10-2017 .


  • Résumé

    Cette thèse se propose de retracer l’histoire des pratiques de la peinture murale dans les édifices religieux de Touraine du XIe au XVe siècle. La Touraine, qui forme un ensemble géo-historique cohérent, n’a pas fait l’objet d’études approfondies en ce domaine, contrairement à l’ancienne région Poitou-Charentes, la vallée du Loir, les Pays de la Loire, la Bourgogne ou les régions alpines. Le sujet sera traité sur un temps long afin de pouvoir appréhender les continuités et les ruptures dans les pratiques picturales et les modes opératoires. Si le corpus sera constitué par une trentaine d’édifices religieux, l’étude se focalisera non seulement sur des sites majeurs (Tavant, Chinon…) mais aussi sur d’autres sites essentiels (Loches, Rigny-Ussé, Parçay-Meslay, Saint-Christophe-sur-le-Nais, Saint-Georges de Rochecorbon, Sublaines, Lignières-de-Touraine ou Tours). Les méthodes analytiques et comparatives s’appuieront sur plusieurs études déjà conduites dans le grand Ouest, à Saint-Savin, Nohant-Vic, Château-Gontier, et en Bourgogne. Les relevés réalisés à Tavant par les archéomètres du CESCM ou ceux de Saint-Georges de Rochecorbon récemment effectués seront complétés de nouveaux relevés photogrammétriques et de calques à l’échelle 1/1 dans le cas de stratigraphies plus complexes. La thèse comportera deux volets. Le premier consistera dans une analyse des techniques afin de comprendre les conditions de la mise en oeuvre des chantiers, de reconnaître les outils et les pigments utilisés et d’identifier les gestes du peintre. Cette approche nous conduira à nous interroger sur le contexte de la commande ecclésiastique. Nous tenterons, à partir d’une étude précise des techniques et du style, d’identifier les différents ateliers. La reconnaissance des caractères des oeuvres de ce corpus servira de base à une analyse comparative. Les relations entre ce décor, son emplacement dans l’espace ecclésial et les pratiques liturgiques seront questionnées. Le deuxième volet de la recherche sera constitué des notices descriptives réalisées dans le cadre du corpus, sous forme d’un inventaire normalisé. La recherche doctorale s’appuiera sur un ensemble de partenariats au sein de l’université François-Rabelais de Tours (le Laboratoire Archéologie et Territoires avec Frédéric Epaud) pour l’archéologie du geste et les aspects archéomatiques, et à l’extérieur avec l’université de Poitiers et le laboratoire CESCM. Des échanges et collaborations sont envisagés avec des ateliers de restauration de peinture.


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