Chili hors du Chili : visibilité et réception des pratiques chiliennes dans la nouvelle géographie globale de l’art contemporain depuis 1973

par Roberta Garieri

Projet de thèse en Histoire de l'art

Sous la direction de Elvan Zabunyan.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Arts, Lettres, Langues (Rennes) , en partenariat avec Histoire et Crtique des Arts (laboratoire) depuis le 01-09-2017 .


  • Résumé

    Ce projet de thèse vise à élargir et creuser un terrain peu exploré dans le domaine de la recherche académique en Europe (et en France spécifiquement), celui de la circulation des pratiques chiliennes dans la nouvelle géographie globale de l’art contemporain depuis 1973.
La chronologie envisagée pour la présente recherche doctorale aurait comme point de départ la date de 1973 comme avènement conjoint de la dictature et de la contestation. Les limites temporelles se poursuivraient jusqu’à la période la plus actuelle permettant de suivre une ligne historique où se déplieraient les récits et créations de deux générations artistiques. Cette étude de cas déployée sur plus de quatre décennies examinerait un double exil. D’une part, l’exil symbolique de la production culturelle initiée par les plus jeunes ayant émergé à l’intérieur du Chili et contre l’institution officielle et, d’autre part, l’exil réel, physique, ayant donné naissance à une diaspora chilienne. L’exil se configure, ainsi, comme une prise de position contre la censure. Qu’il soit forcé ou volontaire, externe ou interne, la sphère artistique, devient son refuge, son double. La production artistique chilienne, qui s’est produite à partir des années 1970, est reconnue pour être une production à la fois multidisciplinaire et cryptée, qualité qui lui permet de contourner la censure et d’y échapper.
De manière générale, ce projet de thèse aspire à répondre aux questions suivantes : comment est-il possible de rompre avec le mythe qui parle d’un isolement de la production artistique chilienne ? et avec celui selon lequel il y aurait eu une division interne entre les artistes qui sont restés et ceux qui sont partis ? Dans cette perspective, doivent aussi être gardés à l’esprit les rôles qu’occupent les collections et les archives dans la visibilité de l’art chilien en Espagne, en France et aux Etats-Unis. Dans cette même logique, la question de l’exposition est aussi centrale : quelles sont les politiques de présentation transculturelles au sein des lieux institutionnels et des musées permettant une historiographie renouvelée de l’art connecté ?


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