Le cauchemar nixonien d’Obama: désengagement ou engagement en Irak et en Afghanistan? Causes et portée d’un nouveau leadership (2008-2016).

par Laura Steffen

Projet de thèse en Civilisation américaine

Sous la direction de Gildas Le Voguer.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Arts, Lettres, Langues (Rennes) , en partenariat avec Ace (laboratoire) depuis le 01-09-2017 .


  • Résumé

    Barack Obama, comme Nixon en son temps avec le Vietnam, s'est fait élire sur la promesse de sortir les USA des deux guerres sans fin dans lesquelles les avait plongé son prédécesseur. Force est de constater pourtant qu’Obama ne s’est pas désengagé d’Irak et d’Afghanistan. Les troupes américaines y sont belles et bien présentes encore aujourd’hui mais cette fois-ci non pas pour faire la guerre mais faire la paix. Plutôt que de parler de « désengagement », je propose une thèse sur la notion d’engagement. J’ai choisi le terme anglais engagement, qui a d’une part un sens bien plus large qu’en français, mais qui est également particulièrement connoté en politique étrangère américaine, renvoyant à la doctrine de Bill Clinton. Pour l’ancien président démocrate, en effet, les termes d’engagement et enlargement étaient indissociables, visant à une politique unilatéraliste fortement remise en cause par Obama lors de ses deux mandats. De plus, si le mot anglais engagement dérive originellement du sens français « obligation morale », sa signification a évolué avec le temps. Aujourd’hui ce terme renvoie aux manœuvres militaires, aux interventions ou encore au fait d’encourager un individu ou un ensemble d’individus à s’impliquer dans une action.Nous nous pencherons ainsi sur cette volonté de multilatéralisme et d’expansion des coalitions exprimées par Obama. De plus, l’Irak et l’Afghanistan ont imposé un renouvellement de la recherche intellectuelle sur la grande stratégie des Etats-Unis, ce sont les points de départ de la politique étrangère du président Obama. Si en Libye, Barack Obama s’est auto proclamé « leader from behind », nous pouvons comprendre que les USA continuent d’exercer un leadership. Un leadership en retrait, et non pas en repli. La gestion du conflit, post-conflit sera au cœur de mon travail qui s’inscrira dans le courant de l’histoire diplomatique. Autour de cette notion d’ « engagement » et en croisant les domaines de la diplomatie, du renouveau militaire et du multilatéralisme, ma thèse s’attachera à reconstituer sur la période 2008-2016 les raisons théoriques et plus profondes ainsi que les conséquences des décisions de l’administration Obama en politique étrangère, tentant de comprendre la redéfinition du leadership américain mais aussi celle de la guerre.


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