Sociologie du tourisme de rivage dans le Sud-est (France) et la Côte Pacifique (Mexique). Une enquête sur l’économie touristique et les mouvements sociaux et environnementaux

par Jorge Alan Sanchez Godoy

Projet de thèse en Sociologie

Sous la direction de Ulrike Schuerkens.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Sociétés, temps, territoires (Angers) , en partenariat avec Liris (laboratoire) depuis le 01-09-2017 .


  • Résumé

    L’industrie du tourisme de masse se construit depuis une logique économique néolibérale, pour s’implanter vers les périphéries (plages, régions côtières, nouvelles villes balnéaires, les « Suds ») de l’Amérique Latine et même de la Méditerranée, en cherchant à renouveler son imaginaire et à mettre en marche les nouvelles formules marchandes (Duterme, 2018). Néanmoins, cette forme de commercialisation du loisir cache des ruptures au sein des localités : crise d’identité (Cousin et Réau, 2016), perte d’authenticité (Warnier, 2007), gentrification (Zukin, 2010), ghettoïsation (Lapeyronnie, 2008) et dévastation écologique. A travers 4 études de cas, nous essayons de comprendre 2 types des modèles du tourisme et 2 formes d’impact - sociaux et culturels, pour nos cas français, et d’un autre écologique, pour les cas mexicains. Concernant Nice et Marseille, on se consacrera à l’analyse des conflits socioculturels entre communautés locales (notamment : militants occitans, artistes, associations) et sur les promoteurs des labels : Côte d’Azur, EuroMéditerranée et MP13-Capitale Européenne de la Culture. Dans la région du Golfe de Californie – au cœur des sites RAMSAR et du patrimoine mondial par l’UNESCO - (Breceda et al., 2016 ; Guido, 2012), on réfléchira sur les projets de « Cabo Cortes » en Basse Californie du Sud et le « CIP-Plage Esprit » en Sinaloa (qui promeuvent un tourisme massif, dirigé pour répondre aux demandes d’une clientèle surtout canadienne et américaine), et sur la défense des communautés (Schuerkens, 2017 ; Touraine, 2005), des collectifs et ONG’s régionales contre la déprédation des écosystèmes côtiers.

  • Titre traduit

    Sociology of tourism in the Southeast (France) and the Pacific Coast (Mexico). An investigation of the economy of tourism and social and environmental movements


  • Résumé

    The industry of mass tourism has been constructed from a Neoliberal economic logic, to establish itself towards the peripheries (beaches, coastal regions, new seaside towns, the "Souths") of Latin America and even of the Mediterranean, by seeking to renew its imagination and to set in motion the new market formulas (Duterme, 2018). Nevertheless, this form of commercialization of leisure conceals ruptures within localities: identity crisis (Cousin and Réau, 2016), loss of authenticity (Warnier, 2007), gentrification (Zukin, 2010), ghettoisation (Lapeyronnie, 2008) and ecological devastation. Through 4 case studies, we seek to understand 2 types of touristic models and 2 forms of impact - social and cultural for the French cases and ecological for the Mexican cases. Concerning Nice and Marseille, we will focus on the analysis of socio-cultural conflicts between local communities (in particular, Occitan activists, artists, associations) and on the promoters of labels: “Côte d'Azur”, “EuroMéditerranée” and “MP13-European Capital of Culture”. In the Gulf of California region - at the heart of RAMSAR sites and World Heritage by UNESCO - (Breceda et al., 2016; Guido, 2012), we will examine the "Cabo Cortes" project in the State of Baja California Sur and the "CIP-Teacapan" in the State of Sinaloa (which promotes a massive tourism directed to meet the requests of a clientele especially Canadian and American), and the defense of the communities (Schuerkens, 2017; Touraine, 2005), collectives and Regional NGOs against the depredation of coastal ecosystems.