De Vienne à la Méditerranée : une histoire territoriale du sillon rhodanien (Ier-XIIe s.)

par Olivier Darnaud

Projet de thèse en Histoire

Sous la direction de Florian Mazel et de Michel Tarpin.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Sociétés, temps, territoires (Angers) depuis le 01-09-2017 .


  • Résumé

    Les recherches que nous menons se situent dans la continuité des évolutions récentes en matière de géographie administrative historique : critique de la méthode régressive fondée sur les limites diocésaines, voire la toponymie, réévaluation des évolutions territoriales durant la période de l'Antiquité romaine, réflexion sur la nature même des territoires anciens. Au travers d'études de cas ciblées le long de la vallée du Rhône, nous nous proposons de tester les nouveaux paradigmes de la géographie historique. Il s'agit à la fois d'en vérifier la pertinence et de comprendre les logiques de l'évolution des territoires à l'échelle des cités, tant dans leur nature que dans leur enveloppe spatiale. Les premiers acquis de cette recherche montrent, d’une manière très claire, que le diocèse du Moyen Âge central n’est pas ou n’est plus le conservatoire des héritages territoriaux de la fin de l’Antiquité. Il est, bien au contraire, un palimpseste. La focalisation sur le territoire diocésain tardif a également produit un autre biais sur les études géohistoriques, à savoir l’idée que toute territorialité civile et laïque aurait disparu avec l’Empire romain tardif. Les termes les plus employés par les chartes médiévales avant le XIe s., ceux de pagus ou de comitatus n’auraient donc aucune consistance propre et ne seraient que le décalque affaibli et suranné de l’institution diocésaine triomphante. Les exemples de distorsion entre les deux types d’espace sont pourtant nombreux et n’ont jusqu’ici pas vraiment suscité d’intérêt. On se borne le plus souvent a constaté une « anomalie ». Celles-ci, plus nombreuses qu’on ne l’imagine, sont au cœur de la question et leur cartographie ainsi que la compréhension des enjeux de pouvoir qu’elles révèlent ouvrent des perspectives nouvelles en matière de géographie historique.


  • Pas de résumé disponible.