La construction de la masculinité des jeunes garçons à l’école : du rôle des interactions avec l'enseignant aux coûts pour les élèves

par Céline Chanteau

Projet de thèse en Sciences de l'éducation

Sous la direction de François Le Yondre et de Gilles Combaz.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Sociétés, temps, territoires (Angers) depuis le 01-09-2017 .


  • Résumé

    La construction de la masculinité constitue un enjeu central à l’école. En effet, si les politiques éducatives sont attachées à diminuer les stéréotypes genrés, les garçons sont souvent oubliés au sein des réflexions car ils sont présentés comme tirant parti de ces représentations. La construction de la masculinité interroge pourtant, les garçons sont en effet les plus sanctionnés et considérés moins « scolaires ». Si Connel est l’un des premier chercheur à ne pas réduire la domination caractérisant les rapports de genre à la seule dualité hommes/femmes, elle montre que différents types de masculinité existent. Le concept de masculinité hégémonique, forme de masculinité valorisée dans la société et bénéficiant d’un statut de dominant correspondant au fait d’être fort, combattant, en réussite, etc, demeure un des points saillant de son œuvre. Grâce à un carde d’analyse issu de la sociologie compréhensive, plus précisément de l’interactionnisme symbolique de Goffman, l’objet de notre projet sera d’analyser les mécanismes de construction de la masculinité chez les garçons durant les cours d’EPS, en lien notamment avec leur origine sociale et culturelle. Nous analyserons quels sont les profils de masculinité des garçons pour ensuite envisager les interactions de l’enseignant avec chaque type de masculinité. Dans quelle mesure l’activité de l’enseignant varie t-elle selon le profil de l’élève ? Nous envisagerons enfin quels coûts en matière d’apprentissage subissent les garçons du fait des mécanismes genrés de construction de la masculinité.


  • Pas de résumé disponible.