Imaginer et construire son instrument : aRCHITECTURES SONORES, SCULPTURES, PROGRAMMES INFORMATIQUES INNOVANTS ET UTOPIQUES DANS LE DOMAINE SONORE A TRAVERS UNE ETUDE DE CAS DE 1950 à NOS JOURS.

par Félicia Atkinson

Projet de thèse en Musicologie

Sous la direction de Bruno Bossis.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Arts, Lettres, Langues (Rennes) , en partenariat avec Arts : Pratiques et poétiques, Equipe de recherche (laboratoire) depuis le 20-11-2017 .


  • Résumé

    Observation et analyse des structures innovantes et plastiques de ces cinq figures d’avant-garde depuis les années 1950 jusqu'à aujourd'hui: une étude de cas à travers un designer, trois compositeurs et un collectif de musiciens qui ont inventé leurs propres instruments : Harry Bertoia, Serge Tcherepnine, Laurie Spiegel, Daphne Oram et Marginal Consorts. Chacun on envisagé la création de leur instrument à travers une dimension utopique, qu'il s'agisse de composer de la musique via un mode picturale, enregister les vibrations de l'espace, ou imaginer des instruments -sculptures jouables par tous dans l'espace public. Si Laurie Spiegel a envoyé certains de ces morceaux dans l’espace via un programme de la NASA, le synthétiseur modulaire SERGE fut dès ses débuts utilisé pour communiquer avec les baleines. Harry Bertoia, lui, rêvait d’un instrument que tout le monde pourrait jouer sans connaitre la musique et qui séduira Jacques-Yves Cousteau pour la similarité des sons de ces structures appelées Sonambiant avec ceux produits par les mammifères marins. Quant à Marginal Consorts, groupe de musique japonais avant-gardiste qui oeuvre sous ce nom depuis 1997, ils proposent encore aujourd’hui une anti-hiérarchisation des sons, des musiciens et des objets, au sein du contexte ritualisé de ne faire qu’un concert par an.  Daphne Oram était elle, une compositrice britannique, une pionnière de la musique électronique et concrete en Angleterre en en Europe, et la co-fondatrice du BBC Workshop, bien qu'elle y passa peu de temps, limitée par le manque de liberté qui lui était accordée. Elle est l'inventrice du synthétiseur graphique ORAMICS.  Elle fut l'une des premières femme a créer un studio de musique électronique personnel dans sa maison biscornue du Kent, en 1959, ainsi qu'à concevoir son instrument, une manière pour elle peut-être de s'émanciper des contraintes qu'on lui imposait au sein de la BBC qui la poussait à ne produire que des pièces sonores commerciales ou appuyées à un projet dramaturgique. La spécificité inventée par Daphné Oram pour l'Oramics, avec l'aide de l'ingénieur Graham Wrench, est que son utilisateur devait peindre une partition graphique sur des bandes transparentes de film 35mm, qui donneraient des indications de pitch, tremolo, volume et timbre. Daphne Oram pensait que les sons avaient des vertus et des capacités au delà du simple effect esthétique, via notamment les fréquences et les vibrations, et elle collectionnaient les articles scientifiques à ce sujet. Son projet était à la fois technologique, musical et utopique. Un des voeux de Daphné Oram était de proposer un instrument électronique sensible qui pouvait être envisagé avec la délicatesse et la force d'un peintre qui oeuvre avec son pinceau sur la toile, sans forcement connaitre la musique au préalable.  Il s'agissait dans un sens d'un instrument séquenceur très complexe et précurseur pour son époque, les années 50, mais aussi extrêmement poétique.   La machine fut fini de construire en 1968. De grande taille et de ce fait intransportable, Daphne Oram se mit à travailler sur une version portative dans les années 1970, les mini-Oramics.


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