Les autres « armes », société et spécialisation militaire au XVème et XVIème siècle.

par Leo Donnarumma

Projet de thèse en Histoire

Sous la direction de Ilaria Taddei et de Francesco Storti.

Thèses en préparation à l'Université Grenoble Alpes en cotutelle avec l'Università degli Studi di Napoli Federico II , dans le cadre de École doctorale sciences de l'homme, du politique et du territoire (Grenoble) , en partenariat avec Laboratoire Universitaire Histoire Culture(s) Italie Europe (laboratoire) depuis le 05-02-2018 .


  • Résumé

    La tradition historiographique voit, relativement aux questions d'histoire des institutions militaires, un Moyen Age totalement dominé par la chevalerie. En fouillant dans le « mystère » de la formation de premières armées permanentes sont apparus, en effet, conjointement aux aspects institutionnels, des réflexions vraiment très intéressantes concernant la nature sociale et socio-politique, qu'ils ont conduit à des conceptions plus ouvertes sur les époques antérieures. Si l'étude de certaines batailles a révélé comment l'utilisation de la chevalerie n'était pas tellement exclusive dans les époques pré-communales, certaines analyses sérielles, ancrées à considérables masses documentaires, ont mis en discussion ne seulement l'idée de « réflexe obsidional », ma aussi celui, encore plus péremptoire, d'une totale absence de cadres stratégiques dans les campagnes militaires jusqu'au XV siècl. De cette historiographie moins rhétorique, est apparue enfin pas seulement l'importance de tous ces personnages qui ne faisaient pas partie de la classe aristocratique, mais même inclus dans le cadre anoblissant du combat à cheval. Toutefois, il est évident que, au milieu de l'âge féodale, l'infanterie de tireurs turcs, qui était l'épine dorsale de l'armée frédéricienne, non a constitué évidemment un élément, pour ainsi dire, strictement « exotique » ; et à la même façon, l'activité des Almogavres, âpres fantassins aragonais d'origine des Pyrénées, qui dominaient les champs de batailles méditerranéens entre XIII et XIVème siècle et étaient auteurs, dans les premières années du XIVème siècle, d'une ravageuse campagne en Asie Mineure, et ça ne peut pas être déclassifié comme un simple cas épi-phénoménique ; sans parler des arbalétriers génois, très recherchés entre le XIII et XVème siècle. Si l'œil de la société qui comptait était intéressé au combat à cheval, et les sources, ou au moins un certain type d'elles, s'accordaient à cela, la réalité militaire, vue d'un angle intérieur, semble toutefois plus complexe. Cette thèse vise à analyser cette « pluralité » dont on vient de parler : l'objectif sera éclaircir l'obscurité sur les « autres » combattants, c'est-à-dire tous ceux qui n'ont pas été « chevalerie ».

  • Titre traduit

    The others 'arms', society and military specialization between XVth and XVIthe century.


  • Résumé

    The historiographical tradition sees, relatively to the questions of history of military institutions, a Middle Ages totally dominated by chivalry. By digging into the 'mystery' of the formation of firsts permanents armies have appeared, in fact, together with the institutional aspects, really very interesting reflections on the social and socio-political nature, that led to more open conceptions of earlier eras. If the study of certain battles revealed how the use of chivalry was not so exclusive in pre-communal eras, some serial analysis, anchored to considerable documentary masses, put in discussion not only the idea of 'reflection obsidional', but also, even more peremptory, a total absence of strategic frameworks in the military campaigns until the XV century. From this less rhetorical historiography, at last appeared not only the importance of all these characters who were not part of the aristocratic class, but even included in the ennobling framework of the horse fight. However, it is obvious that, in the middle of the feudal age, the infantry of Turkish shooters, which was the backbone of the frederician army, no obviously constituted an element, strictly 'exotic'; and in the same way, the activity of Almogavres, Aragonese infantry, coming from the Pyrenees, which dominated the fields of Mediterranean battles between XIII and XIVth century and were authors, in the first years of XIVth century, of a devastating campaign in Asia Minor, and it can not be declassified as a simple epi-phenomenal case; not to mention the Genoese crossbowmen, much sought after between the XIII and XV century. If the eye of the society that counted was interested in the horse combat, and the sources, or at least some of them, agreed with this, the military reality, seen from an inside angle, seems more complex. This thesis aims to analyze this 'plurality' of which we have just spoken: the objective will be to clarify the darkness about the 'other' combatants, that is to say all those who have not been 'chivalry'.