La Banque de France sous le Consulat, un pont de papier entre deux époques.

par Vincent Gobin

Projet de thèse en Histoire du droit

Sous la direction de Olivier Descamps.

Thèses en préparation à Paris 2 , dans le cadre de École doctorale histoire du droit, philosophie du droit et sociologie du droit (Paris) depuis le 01-10-2017 .


  • Résumé

    L'objet de la thèse projetée serait d'interroger les atouts en vertu desquels la Banque de France, cet établissement privé, a réussi son ancrage dans le cours de l'histoire financière de notre pays, là où tant d'autres sociétés du même type avaient échouées avant elle. Les travaux envisagés poursuivraient ainsi deux idées principales, traduites par l'expression de « pont de papier entre deux époques ». La première consiste à centrer l'étude sur la problématique de l'émission d'une monnaie-papier. De premières recherches effectuées cette année dans le cadre d'un mémoire de master II ont en effet conduit à conclure que ce sujet avait constitué la colonne vertébrale de l'action de la Banque sur la place de Paris, autant qu'un terrain d'entente sur lequel se rejoignirent les vues des Régents et celles du Premier Consul. La seconde idée directrice tient à la transition qu'opéra l'établissement, durant ses toutes premières années, entre les usages, les idées et le personnel de l'Ancien Régime, et une époque de réformes marquée du sceau de la rationnalisation. Souvent remarquée par l'historiographie mais encore peu reliée aux sources, cette transition portée par des hommes formés sous Louis XVI et fortement présents durant la décennie révolutionnaire prend la forme d'une prodigieuse réconciliation entre des procédés anciens à l'efficacité éprouvée, et la prise en compte de réalités nouvelles liées à l'évolution de la finance à l'aube de la Révolution industrielle.


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