La turquie et le moyen-orient depuis 1918 : etude juridique et diplomatique

par Ahmad Abbas

Projet de thèse en Histoire du droit et des institutions

Sous la direction de Danielle Cabanis.

Thèses en préparation à Toulouse 1 depuis le 25-11-2010 .


  • Résumé

    Pendant l'empire ottoman la turquie a jugé une grande partie de la région du moyen-orient, elle partage actuellement des frontières avec trois grands pays de cette région « l'irak, l'iran et la syrie », elle a une position d'importance géostratégique de premier plan. les réformes de mustafa kemal atatürk ont débuté en 1922 par la création d'une partie unique (partie républicaine du peuple), élit le premier président d'une république, proclamé le 29 octobre 1923. le califal est aboli, une nouvelle politique nationale laïque est alors appliquée. la turquie possédait des minorités arméniens, juifs, albanais, et des grecs ottomans « les roumis », et kurdes. un échange démographique prévu par le traité de lausanne de juillet 1923 en dépit de la volonté des dites populations, les minorités grecques et arméniennes résiduelles sont chassées, sauf à istanbul, et les minorités représentent désormais un très faible pourcentage de la population de la turquie. après 1945, le parti démocrate accède au pouvoir avec 53,6% des voix, le laïcisme kémaliste est remis en cause avec la réapparition de manuels coraniques en arabe, le retour de l'éducation religieuse dans les écoles publiques. depuis 1960 plusieurs coups d'état ont eu lieu et celui de 1980 se traduit par un net recule de la démocratie, tous les partis sont dissous, les militaires se donnent un rôle important dans la constitution. le parti akp qui remporte les élections législatives en 2002 est considéré comme « islamiste modéré » et revendique une démocratie musulmane. à partir de 2003 le conseil national de la sécurité mgk est devenu essentiellement consultatif après avoir été une véritable instance de contrôle, son secrétaire est désormais un civil, les dgm sont supprimés en 2004, petit à petit les militaires disparaissent des institutions gouvernementales où leur place était prépondérante. la turquie a choisie une alliance étroite avec les états-unis, et fait partie de toutes les institutions européennes depuis 1945 et fait partie de l'otan en 1952. afin de contrecarrer les projets américaines de reconnaissance de génocide arménien, la turquie comptait obtenir le soutien du lobby juif aux états-unis, des rapports entre ankara et tel-aviv se sont développés et c'était le premier pays laïc à majorité musulmane qui a reconnue israël et a même conclu des accords dans le domaine militaire. les nombreux sujets de controverse qui troublaient les rapports entre la turquie et la syrie '' partage de l'eau de tigre et de l'euphrate, la question de sandjak d'alexandrette et le soutien syrienne au pkk '' commence à se régler après 1991 et la signature de l'accord de libre échange a fait un développement économique remarquable, tous cela permettait à ankara de jouer un rôle très important de médiateur entre les syriens et les israéliens, et lui permet l'arrestation d'abdullah öcalan et oblige le parti des travailleurs de kurdistan de proclamer un cessez-le-feu en 2000. la turquie qui veut liquider le pkk considéré par l'ue comme une organisation terroriste sait qu'il n'y a pas des solutions sans l'iran, l'irak, et la syrie. troublée par la politique américaine dans la région, la turquie privilégierait désormais le monde arabe et musulman, n'hésite plus désormais à faire passer les intérêts du pays en premier, alors qu'elle définissait avant sa politique en fonction des intérêts occidentaux, l'influence régionale de la turquie en moyen orient commence à se remarquer.


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