Moscou- Paris- Alger, naissance et affirmation du Parti communiste algérien, 1920-1945

par Éloïse Dreure

Projet de thèse en Archéologie

Sous la direction de Jean Vigreux.

Thèses en préparation à Bourgogne Franche-Comté , dans le cadre de École doctorale Sociétés, Espaces, Pratiques, Temps (Dijon ; Besançon ; 2017-....) , en partenariat avec CGC - Centre Georges Chevrier (laboratoire) depuis le 31-10-2015 .


  • Résumé

    En partant des travaux sur le colonialisme et l'anticolonialisme, des travaux sur le phénomène communiste, en croisant tout cela avec de nouvelles sources, je me propose de construire un début d'histoire d'un objet peu étudié en tant que tel, le Parti communiste algérien. Mes recherches porteront sur la période allant des années 20 (alors que le PCA n'était encore qu'une section de la SFIC), à 1945, fin de la Seconde Guerre mondiale, mais également année des événements de Sétif et de Guelma. J'étudierai ainsi les processus d'autonomisation, de contrôle, d'organisation. Les rapports avec Moscou et Paris dans des périodes comme la bolchévisation, le Front populaire ou la Seconde Guerre mondiale. Mais également le rapport du PCA avec les nationalistes et la place des communistes dans ce qui constitue les prémices du mouvement de libération nationale. Je souhaite faire avant tout une histoire humaine du phénomène communiste en Algérie. Qui étaient ces communistes algériens ? Combien étaient-ils et comment se répartissaient-ils géographiquement ? Qui étaient les cadres du PCA ? Étaient-ils en lien avec la métropole ? Quelle influence avait sur leur action la société coloniale ? Comme s'inscrivaient-ils dans cette société coloniale ? Quel a été l'impact de la répression sur le mouvement communiste algérien ? Finalement, qu'était-ce qu'être communiste en Algérie dans la période 1920-1945 ? ➔ Qu'était-ce qu'être communiste dans un territoire colonial ? Aborder cette question par un jeu d'échelles locale/nationale/internationale. De façon plus globale, tout cela devrait également éclairer le processus de circulation des hommes et des idées dans les sociétés coloniales.

  • Titre traduit

    Moscow-Paris-Algiers, birth and affirmation of the Algerian Communist Party, 1920-1945


  • Résumé

    Starting from the work on colonialism and anti-colonialism, on the communist phenomenon, by crossing all this with new sources, I propose to construct a beginning of the history of an object little studied as such, the Algerian Communist Party. My research will cover the period from the 1920s to the end of the Second World War, but also the year of the Setif and Guelma events. I will study the processes of empowerment, control and organization. Relations with Moscow and Paris in times like Bolshevism, the Popular Front or the Second World War. But also the report of the PCA with the nationalists and the place of the Communists in what constitutes the beginnings of the movement of national liberation. I wish first and foremost to make a human history of the communist phenomenon in Algeria. Who were these Algerian communists? How many were they and how were they distributed geographically? Who were the executives of the BCP? Were they related to the metropolis? What influence did colonial society have on their action? How did they fit into this colonial society? What was the impact of the repression on the Algerian communist movement? Finally, what was it to be a communist in Algeria in the period 1920-1945? ➔ What was it to be a communist in a colonial territory? Address this issue through a set of local / national / international scales. More generally, all this should also inform the process of the circulation of men and ideas in colonial societies.