Étude de la ville de Besançon à travers le second conflit mondial (1937-1948)

par Anne-laure Charles

Projet de thèse en Sciences du sport

Sous la direction de Paul Dietschy.

Thèses en préparation à Bourgogne Franche-Comté , dans le cadre de École doctorale Sociétés, Espaces, Pratiques, Temps (Dijon ; Besançon ; 2017-....) , en partenariat avec CENTRE LUCIEN FEBVRE (laboratoire) depuis le 01-10-2015 .


  • Résumé

    Depuis l'ouvrage pionnier d'Eberhard Jäckel, La France dans l'Europe d'Hitler (Paris, Fayard, 1968), historiens français, américains et allemands ont travaillé sur l'Occupation en France, essentiellement sur une échelle nationale. Il existe peu d'études locales à l'exception notoire de la récente thèse de Valentin Schneider, La présence allemande en Normandie 1940-1948. Approche croisée d'une cohabitation franco-allemande forcée, soutenue en 2013 devant l'université de Caen. De même, si les formes de la Résistance en Franche-Comté sont bien connues grâce aux travaux de François Marcot et, aujourd'hui, ceux de Cécile Vast, il n'existe pas de véritable monographie sur la présence et l'occupation allemandes à Besançon. Enfin, en dehors du mémoire de maîtrise de Gerhard Schlaudraff soutenu en 1992 , l'Occupation à Besançon a été surtout envisagée d'un seul point de vue français. L'originalité de ce projet réside dans l'étude des rapports occupants/occupés à partir d'un croisement des sources françaises (Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon, Archives municipales de Besançon, Archives départementales du Doubs, Archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine, Service historique de la Défense de Vincennes) et allemandes (Archives militaires de Fribourg/Militärarchiv et Archives militaires de Berlin/Deutsche Dienststelle WASt et témoignages d'anciens prisonniers de guerre). En prenant pour point d'observation les troupes allemandes, le projet de thèse entend aussi ne pas se circonscrire à l'Occupation stricto sensu. L'enquête cherchera bien sûr à étudier les formes successives que prend celle-ci à Besançon, en fonction de la situation géostratégique de la ville, de l'évolution de la guerre et des relations entre l'occupant, les représentants de Vichy et la population locale. Mais elle entendra également étudier, après les combats de la Libération, la prégnance de son souvenir dans la sortie du conflit et le long après-guerre, au travers de la captivité des soldats du Troisième Reich et de leurs relations avec les Français(e)s. On essaiera également de caractériser les formes de la présence allemande en comparant la situation de Besançon avec celle de villes françaises de taille similaire. On voudra en particulier suivre au plus près l'évolution de l'occupation allemande et des relations occupants/occupés dans le contexte particulier qui est celui de la zone interdite et de la proximité de la ligne de démarcation et de la frontière suisse. Les opportunités offertes aux occupants, les modes de contact, notamment les relations hommes/femmes, les niveaux de contrainte et les seuils de violence seront particulièrement étudiés du côté allemand, quand les formes d'accommodement et de résistance civile, les horizons d'attente, la volonté de se venger ou progressivement d'oublier voire de pardonner, seront, entre autres, envisagés du côté français. Ainsi, on voudra contribuer au renouvellement de l'histoire de l'Occupation par une étude de cas locale, croisant points de vue et sources français et allemands, envisageant la présence allemande de manière extensive (occupation et captivité) et n'oubliant pas de traiter des sujets peu connus comme les formes de résistance civile ou les prisonniers de guerre allemands ou encore des perspectives qui restent à prendre en considération comme celle, dans le cas bisontin, du genre.

  • Titre traduit

    Besançon 1937-1948 : study of the city throughout the second world war.


  • Résumé

    Besançon 1937-1948 : study of the city throughout the second world war.