Un monde d'exempt d'arme nucléaire, une utopie nécessaire à l'ère atomique

par Tiphaine Faisant de Champchesnel

Projet de thèse en Science politique

Sous la direction de Jean-Vincent Holeindre.


  • Résumé

    Un « monde sans armes nucléaires », le cas de la fabrique du traité sur l’interdiction des armes nucléaires (2017). Le 7 juillet 2017, un traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) a été adopté par 122 États. Le 20 septembre 2017, lors de la cérémonie de signature de ce TIAN, 53 États l’ont rejoint (parmi lesquels 3 l’ont ratifié tandis que 50 ratifications sont nécessaires pour son entrée en vigueur). Le nombre d’adhésions pourra augmenter progressivement, mais aucun des États dotés d’armes nucléaires ni des autres États possesseurs d’armes nucléaires ne le rejoindra. Ce résultat avait été anticipé par les promoteurs de ce traité qui ont toutefois réussi à consolider un soutien suffisant pour parvenir à l’inscription de ce sujet à l’agenda onusien et à la conclusion d’un traité en seulement trois semaines. Comment expliquer le succès de cette initiative ? Cette thèse vise à étudier les ressorts de la mobilisation autour de la campagne dite « humanitaire », souvent comparée au processus pour l’interdiction des mines antipersonnel et celui portant sur les bombes à sous-munitions, en raison de la forte implication des ONG. Dans le cas des armes nucléaires, l’ONG ICAN aurait effectivement joué un rôle majeur, d’ailleurs récompensé par le prix Nobel de la paix en 2017. Les interactions entre ICAN et les États (notamment, les principaux promoteurs de l’initiative) seront donc considérées dans l’étude du processus (process tracing).


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