« Quand on devient président... » Du New Deal à la République en marche : le mythe politique des 100 jours pour réussir.

par Nicolas Audignon

Projet de thèse en Science politique

Sous la direction de Yves Surel.


  • Résumé

    Les cent premiers jours d’une présidence sont régulièrement cités comme symboliques. C’est là que le nouvel élu imprime sa marque, peut mener à bien ses plus grandes réformes et ainsi imposer un mandat réussi. C’est tout du moins la version dominante du récit. Dans un champ d’étude aussi submergé que la présidence, l’abandon de ce mythe par la science politique laisse songeur. L’idée, apparue en France avec les cent-jours de Napoléon en 1815, reprise par Roosevelt en 1933, n’a depuis plus disparu du paysage politique et s’est diffusée à la fois dans la sphère politique au sens large, mais aussi médiatique et dans une partie de l’opinion publique. Certes, le sujet peut paraitre complexe ou abscons. Néanmoins réalisable, il donne l’espoir d’une approche pleine et entière de la gestion d’une période prétendue essentielle par certains, dérisoirement surinvestie pour d’autres. Par une démarche de politique comparée, il sera question de comprendre le mythe en lui-même mais surtout la manière dont il impacte la réalité. De quelle manière les acteurs politiques prennent ce mythe en compte ? S’agit-il d’une feuille de route avec laquelle ils composent, ou l’environnement des dirigeants les contraint-ils à le prendre en considération ?

  • Titre traduit

    « Once one becomes president... » From the New Deal to "La République En Marche" : the political myth of the first hundred days to succeed.


  • Résumé

    The first hundred days of a presidency are regularly quoted as symbolic. It is the moment when the newly elected leader creates his footprint, can bring to a successful conclusion his main reforms and therefore have a successful term. Or rather it is the dominant version of the narrative. In a field of study so saturated as the presidency, the neglect of this myth by the political science lets us pensives. The idea, appeared in France with the hundreds-days of Napoleon in 1815, renewed by Roosevelt in 1933, remained in the political landscape and has spread at the same time in the political sphere in the broad sense, but also in the media sphere and in a part of the public opinion. Certainly, the subject might appear complex or abstruse. Nevertheless practicable, it gives the hope of a full and whole approach of the management of a period claimed by some as essential, ridiculously overestimated for others. Through the instrumentality of compared politics, it will be necessary to understand the myth itself but moreover the way it impacts the reality. How the political actors take into account this myth ? Is it a handbook with which they compose, or the leaders’ environment forces them to consider it ?