(non) consommation carnée et alimentation durable : vers une acceptation des produits simili-carnés ?

par Lucie Wiart

Projet de thèse en Marketing

Sous la direction de Nil Toulouse.

Thèses en préparation à Lille 2 , dans le cadre de École doctorale des Sciences Juridiques, Politiques et de Gestion (Lille) depuis le 10-10-2017 .


  • Résumé

    La surconsommation de viande génère des externalités environnementales extrêmement importantes : émetteur important de gaz à effets de serre, gros consommateur d’eau, l’élevage industriel est de plus en plus critiqué par de nombreuses institutions internationales. Le coût n’est pas qu’environnemental : il l’est également pour la santé publique. Ainsi, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement appelle à un changement radical de régime alimentaire, en priorisant les régimes basés sur des protéines végétales (PNUE, 2010). Face à ces problématiques, se développent aujourd’hui de nouveaux produits : les produits simili-carnés. En imitant la viande par leur apparence, leur goût et leur texture, ils pourraient se substituer facilement à la viande sans modifier la structure des repas. Cependant, les changements alimentaires sont difficiles à concevoir tant les pratiques sont associées à des croyances, représentations, symboles, discours… En effet, la construction historique, sociale et culturelle de l’alimentation occidentale place les protéines animales au cœur du régime alimentaire et la viande présente une symbolique extrêmement forte qu’il convient d’étudier. Ainsi, pour rendre possible la transition vers une alimentation plus durable, cette thèse questionnera l’évidence de l’alimentation carnée ainsi que les rationalités invoquées pour la normaliser. Les représentations de la culture végétarienne et végétalienne dans la société actuelle seront également étudiées. Puis, il s’agira de comprendre si la consommation de produits simili-carnés est représentée en tant que conformité ou subversion au régime alimentaire dominant. Il s’agira donc, dans une approche foucaldienne, d’étudier au moyen d’une approche historique les formations discursives entourant la consommation de viande puis de comprendre ses représentations ainsi que les représentations des produits simili-carnés aux moyens d’études phénoménologiques. Le projet cherche ainsi à déterminer en quoi les structures de la société, les discours peuvent constituer un verrou au changement vers une consommation plus durable. Il identifie également les produits qui pourraient dépasser ces structures et permettre une diminution de la consommation de viande.


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