L2 word recognition among late bilinguals : does modality matter? : investigation of the modality effect in English second language among typical and dyslexic-readers.

par Camille Cornut

Projet de thèse en Psychologie, psychologie clinique, psychologie sociale


Sous la direction de Séverine Casalis et de Gwendoline Mahé.

Thèses en préparation à Lille , dans le cadre de École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Villeneuve d'Ascq, Nord) depuis le 01-12-2017 .

  • Titre traduit

    Reconnaissance de mots en L2 chez les bilingues tardifs : quel impact de la modalité ? : investigation de l'effet de modalité en anglais langue seconde chez les lecteurs typiques et dyslexiques.


  • Résumé

    Ce travail de thèse a étudié l'impact de la modalité sur la reconnaissance des mots en langue seconde (L2) chez des bilingues tardifs français-anglais, incluant un contrôle en langue maternelle (L1) et une comparaison avec des anglophones natifs. En d'autres termes, ce travail a évalué : a) l’influence de la modalité de présentation des mots (i.e., écrite ou orale) sur la précision et les latences de leur reconnaissance ; et b) dans quelle mesure les représentations lexicales orthographiques et phonologiques sont connectées entre elles. Étant donné les spécificités des mots cognates – i.e., des équivalents de traduction partageant les formes orthographiques plus que phonologiques – l'interaction entre l’effet de modalité et l’effet cognate était d'un intérêt majeur pour traiter ces questions en L2. Pour prendre en compte le niveau de compétence en L2 lors de la reconnaissance de mots en L2, ce travail a adopté une perspective cross-sectionnelle, impliquant des étudiants d'université et de collège. En outre, pour prendre en compte l'efficacité de la lecture en L1, une comparaison entre des lecteurs typiques et dyslexiques a été incluse. Différentes configurations d'un paradigme de répétition cross-modale, impliquant un paradigme d'amorçage masqué, ont été conçues pour : a) distinguer les effets sur la précision et les latences de reconnaissance des mots ; et b) permettre l'investigation de divers aspects des connections entre les représentations lexicales orthographiques et phonologiques. Les résultats ont mis en évidence un effet de modalité en L2, en faveur de la modalité écrite, chez les bilingues tardifs. Les lecteurs dyslexiques ont également présenté un effet de modalité en faveur de la modalité écrite en L2, malgré leurs difficultés à traiter les stimuli écrits. Ce travail a comparé la reconnaissance de mots cognates selon la modalité et a montré un effet cognate à double aspect : facilitateur dans la modalité écrite et inhibiteur dans la modalité orale. Par ailleurs, les caractéristiques de la langue ont été cruciales lors de la reconnaissance des mots en L1, les étudiants anglais présentant un effet de modalité en faveur de la modalité écrite en L1, alors que les étudiants français n’en avaient pas. Enfin, la robustesse des liens entre les représentations orthographiques et phonologiques en L1 et en L2 chez les lecteurs typiques et dyslexiques a été interprétée à la lumière des modèles psycholinguistiques de reconnaissance de mots en contexte bilingue les plus pertinents, démontrant la nécessité d'adapter ces modèles à la population des lecteurs dyslexiques.


  • Résumé

    This thesis work investigated the impact of modality on second language (L2) word recognition among French-English late bilinguals, involving a control in mother-tongue (L1) and a comparison with English native-speakers. In other words, this work assessed: a) the extent to which word presentation modality (i.e., written or oral) influences their recognition accuracy and latencies; and b) to which degree orthographic and phonological lexical representations are connected to each other. Given the specificities of cognate words – i.e., translation equivalents sharing orthographic more than phonological forms – the interaction between modality and cognate effects was of major interest to deal with these issues in L2. To take into account the level of L2 proficiency during L2 word recognition, the present work adopted a cross-sectional perspective, involving university and middle-school students. Besides, to take into consideration L1 reading efficiency, a comparison of typical and dyslexic-readers was included. Various configurations of a cross-modal repetition paradigm, involving a masked priming paradigm, were designed to: a) distinguish the effects on word recognition accuracy and latencies; and b) allow the investigation of various aspects of connections between orthographic and phonological lexical representations. Results highlighted a modality effect in L2, in favour of the written modality, among late bilinguals. Dyslexic-readers presented also a modality effect in favour of the written modality in L2, despite their difficulties with written stimuli processing. This work compared cognate word recognition across modalities and displayed a double-sided cognate effect: facilitatory in written modality and inhibitory in oral one. Besides, language features were crucial during L1 word recognition, English students presenting a modality effect in favour of the written modality in L1, whereas French students did not. Finally, the robustness of the links between orthographic and phonological representations in L1 and in L2 among typical and dyslexic-readers was interpretated in the light of the most relevant psycholinguistic models of bilingual word recognition, demonstrating the need to adapt those models to the population of dyslexic-readers.