La séparation des pouvoirs dans les utopies et les dystopies, en France et en Angleterre, du 18ème siècle à la Première Guerre Mondiale.

par Sofiane Mokhtari

Projet de thèse en Sciences juridiques

Sous la direction de Laurent Aboucaya et de Louis de Carbonnières.

Thèses en préparation à Lille , dans le cadre de École doctorale des Sciences Juridiques, Politiques et de Gestion (Lille) depuis le 01-10-2017 .


  • Résumé

    Le principe de la séparation des pouvoirs est, depuis sa création par les philosophes John Locke et Montesquieu, un principe fondamental qui doit nécessairement être appliqué à toutes les bonnes sociétés. Il est ainsi consacré à l’article 16 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Cependant, ce principe, en fonction d’une séparation des pouvoirs mal établie ou d’un équilibre rompu entre les trois pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire, a abouti à l’échec des régimes mis en place. Aujourd’hui, comme tout au long de l’histoire depuis sa création, il fait l’objet d’aménagements, au point que les juristes s’interrogent sur la réalité de la séparation des pouvoirs. Les utopies, en tant que représentant de l’idéal, les dystopies, en tant que contraire de l’idéal, sont un bon domaine d’étude de l’application de ce principe car les auteurs vont nécessairement rechercher l’application idéale de ce principe pour parvenir à un équilibre et ainsi éviter les abus, ou au contraire, essayer de démontrer ce qui peut être la pire application de ce principe. Louis-Sébastien Mercier par exemple, prévoit dans son utopie, un régime monarchique sans parlement,et notre étude aura pour but d’analyser comment l’utopie de Mercier, parmi d’autres, aboutit à un point d’équilibre tel, que les abus sont inexistants de la cité utopique. L’analyse portera tout particulièrement sur le cadre dans lequel se trouve réaliser la séparation des pouvoirs dans les utopies et les dystopies, et sur les mécanismes permettant d’assurer l’équilibre des pouvoirs, des institutions, en somme de la société, en cas de manquement à une réelle séparation des pouvoirs ou d’une prise de liberté quant à la théorie traditionnellement retenue de la séparation des pouvoirs.


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