Les enjeux du travail collaboratif entre des groupes professionnels de différentes institutions (Education-nationale et secteur médico-social), dans une perspective d'éducation inclusive en contexte Martiniquais

par Vanessa Lenerand

Projet de thèse en Sciences de l'education

Sous la direction de Justin Daniel et de Patricia Champy-Remoussenard.


  • Résumé

    Aujourd’hui, l’« inclusion » représente un idéal type de société qui tend vers plus d’équité et de justice sociale pour l’ensemble des citoyens résidents en France. Les acteurs politiques et associatifs se sont inspirés de ce concept pour prôner une cité inclusive ouverte sur la diversité. La question émergeante est comment s’approprier ce nouveau paradigme dans le milieu scolaire et celui du médico-social ? D’autant plus que le processus d’inclusion requiert « une révolution culturelle » selon Charles Gardou. Ce concept s’oppose à celui d’exclusion, car ce dernier signifie : « Être en dehors de quelque chose. Il faut ramener les personnes concernées vers un intérieur ». C’est donc l’idée d’un processus qui est également pointé. Dans le début des années 1990, le terme « inclusion » s’est implanté dans les domaines de l’éducation et du handicap. Deux champs qui se rejoignent et dans lesquels interviennent différents groupes professionnels. « L’éducation inclusive » est un récent paradigme doit tenir compte de l’environnement de la personne et de ses besoins. Il s’agit de respecter les diversités en évitant de renfermer la personne dans une « normalité ». Pour ce faire, les professionnels (Éducation nationale/secteur médico-social) qui gravitent autour de la personne sont tenus de construire une culture de la collaboration dans une perspective inclusive. Ce qui signifie d’œuvrer en faveur d’une déstigmatisation des publics spécifiques pour garantir l’égalité des chances et des droits dans la société. L’éducation inclusive semble être un concept en perpétuelle évolution car il doit s’adapter à l’environnement et aux prescriptions des textes règlementaires. En février 2018 durant son discours sur la pauvreté des territoires ultra-marins la Ministre des outremers Annick Girardin déclarait : « Parler des spécificités des outremers, cela ne signifie nullement les traiter à part de la stratégie nationale. C’est au contraire prendre en compte toutes les caractéristiques sociales, économiques et culturelles des territoires ultramarins, pour proposer des solutions qui correspondent aux réalités et aux besoins des populations ultramarines ». S’il s’agit là du discours de la politicienne cela se traduit aussi par des actions au niveau de la scolarisation des jeunes en situation handicap qui tiennent compte la réalité du territoire martiniquais. Dans le secteur médico-social, des établissements et services ont la mission de prévenir les risques d’exclusion des jeunes en situation de handicap. Du côté de l’Éducation nationale, l’objectif est de bâtir une école pleinement inclusive pour remettre cette dernière au cœur des valeurs visées par la société.


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