La protection du paysage comme stratégie territoriale. Passer de la reconnaissance au projet par la prospective.

par Louis-philippe Rousselle-Brosseau

Projet de thèse en Sciences du paysage

Sous la direction de Vincent Piveteau et de Gérald Domon.

Thèses en préparation à Paris, Institut agronomique, vétérinaire et forestier de France en cotutelle avec Faculté de l'aménagement - Université de Montréal , dans le cadre de École doctorale Agriculture, Alimentation, Biologie, Environnement, Santé (Paris ; 2015-....) , en partenariat avec LAREP laboratoire de Recherche sur le Paysage - ENSP Versailles (laboratoire) depuis le 17-01-2017 .


  • Résumé

    La demande pour la protection des paysages culturels patrimoniaux n'a cessé de croître au point, au début du 21e siècle, d'être devenue partie intégrante de nombre d'institutions publiques et d'organisations para-gouvernementales. Les labels et statuts paysagers se sont multipliés, et nombre d'instances ont pris à leur charge la gestion de certaines questions ayant trait au grand paysage. Des structures de gouvernance particulières se sont développées selon les contextes. Ce mouvement de patrimonialisation des paysages ruraux pose une question fondamentale : pour qui protéger le paysage ? En effet, si le paysage constitue la somme des actions entre les humains et leur territoire (socle physique) en perpétuelle évolution, comment est-il alors possible de concilier une évolution normale des usages territoriaux et le maintien du patrimoine ? L'idée d'une patrimonialisation dynamique des territoires de concert avec les producteurs, acteurs et consommateurs du paysage émerge. Ainsi, le projet de thèse cherchera à documenter la mise en place d'un processus de patrimonialisation dynamique dans un cadre de protection paysagère. Les Causses et les Cévennes sont reconnues depuis 2011 par l'UNESCO au patrimoine mondial pour leurs paysages de l'agropastoralisme méditerranéen. Le bien désigné chevauche à la fois un Parc naturel régional (PNR) et un Parc national (PN), en plus de trois Grands sites de France (GSF). Ce terrain servira d'assise à un travail de documentation des différents dispositifs qui permettent aux paysages d'être protégés, mais aussi d'évoluer, et ce aux divers échelons de la gouvernance (commune, communautés de communes, département, région, pays, Europe), à l'intérieur des diverses instances encadrant spécifiquement ces paysages (PN, PNR, GSF). L'hypothèse qui est avancée est que la prise de proximité avec le territoire favoriserait une rencontre entre ces regards politiques et les regards et liens plus intimes, au sein d'une démarche géopoétique menée en allers-retours entre le paysage, le chercheur et les façonneurs de ce milieu.

  • Titre traduit

    Landscape protection as a territorial strategy. From acknowledgement to project using the prospective.


  • Résumé

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