Mâles maladies : des représentations genrées des corps malades dans la peinture européenne du XVIIe siècle.

par Laura Pennanec'h

Projet de thèse en Sciences, savoirs, technologies: histoire et société

Sous la direction de Christian Jacob.

Thèses en préparation à Paris, EHESS , dans le cadre de École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales depuis le 23-10-2017 .


  • Résumé

    Comment sont pensés et représentés les corps malades en fonction du sexe au XVIIe siècle ? C’est à partir de cette question que « Mâles maladies » se propose de développer une étude associant textes médicaux et peintures, des Provinces-Unies à l’Espagne, en passant par les Flandres, la France et l’Italie. Cinq espaces dans lesquels se développe tout au long du XVIIe siècle un imaginaire scientifique et artistique du corps souffrant dont semble émerger une dichotomie genrée, entre masculin et féminin. Des textes consacrés aux « maladies des femmes » se multiplient aux côtés de ceux consacrés aux mécanismes de la génération et des appareils reproducteurs masculins et féminins, insistant sur la différenciation des corps sur la base de leur sexualité. Selon une tradition héritée d’Aristote et de Galien, la différence sexuelle entre l’homme et la femme marque de fait une réaction différente face aux maladies. La prétendue faiblesse des femmes augmente leur risque d’être souffrantes mais aussi d’être touchées différemment par des pathologies affectant pourtant tout aussi bien les hommes. Les symptômes et les stigmates corporels se déclinent tantôt au masculin, tantôt au féminin ; à chaque genre est associé un type d’espace ; et sur chaque corps s’imprime un imaginaire social fait de repères médicaux et de fantasmes populaires nourris des bouleversements politiques, religieux et scientifiques qui affectent alors l’Europe.


  • Pas de résumé disponible.