Vulgarisation scientifique et médias sociaux. Analyse communicationnelle d'un nouveau mode de transmission du savoir.

par Jordan Casaccio

Projet de thèse en Sciences de l'information et communication

Sous la direction de Marie-Joseph Bertini.

Thèses en préparation à Côte d'Azur , dans le cadre de École doctorale Sociétés, Humanités, Arts et Lettres (Nice) depuis le 16-11-2017 .


  • Résumé

    Dans un contexte de « révolution culturelle » (nous empruntons l’expression à Rémy Rieffel ) l’on observe depuis quelques mois une profusion de chaines YouTube spécialisées dans la vulgarisation des sciences. Qu’il s’agisse d’histoire, de physique, de mathématiques, de sociologie, de philosophie, de psychiatrie, de linguistique ou encore de biologie, ces chaînes créées par des "amateurs" (ici dans le sens du passionné, qui s'oppose au professionnel dont c'est le métier) érigés en vidéastes passionnés connaissent un succès grandissant. À tel point que ces vidéastes interagissent de plus en plus entre eux, hors caméra ou face aux publics, formant une véritable communauté, un écosystème naissant qui trouve des adeptes de plus en plus nombreux et qui n’hésitent pas à développer, critiquer, commenter ou partager. Cet écosystème représente un nouveau modèle de communication scientifique. Mieux, ces vidéastes semblent construire une nouvelle façon de communiquer les sciences, de penser l'innovation et d’apporter au public un savoir culturel et critique. Au cœur de ce nouveau paradigme horizontal, les publics questionnent et interagissent de multiples manières avec les créateurs de ces plateformes numériques de vulgarisation, voire deviennent eux-mêmes actifs et créateurs. Cette recherche s'intéresse ainsi à cette nouvelle communauté scientifique: la légitimité accordée à ces vulgarisateurs interroge, tout comme le profil de leur public ou l'influence de ces nouveaux contenus numériques sur la réception sociale, culturelle et politique des sciences.


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