Filles de France au XVIIIème siècle (1715-1789)

par Aude Rousselet

Projet de thèse en Histoire moderne et contemporaine

Sous la direction de François Cadilhon.

Thèses en préparation à Bordeaux 3 , dans le cadre de Montaigne-Humanités , en partenariat avec Centre d'études des mondes moderne et contemporain (Pessac, Gironde) (equipe de recherche) depuis le 25-11-2017 .


  • Résumé

    Le sujet de thèse porte sur l’étude de la vie des huit filles de Louis XV et de Marie Leszczynska, leur éducation, leur évolution personnelle et leur influence au sein de la Cour de Versailles jusqu’à la Révolution de 1789. Appelées aussi Mesdames de France, elles connurent un destin bien particulier puisqu’elles demeurèrent à la Cour, sans alliance. Seule, Louise Elisabeth de France est devenue Madame Infante et duchesse consort de Parme et de Plaisance après son mariage en 1739 mais elle est exclue du sujet à partir de son mariage avec Philippe d’Espagne. Les « Filles de France » perdent leur titre lorsqu’elles se marient pour une alliance étrangère. Par souci d’économie et afin de limiter l'influence politique de la Reine, Marie Leszczynska, sur cette descendance nombreuse, le cardinal de Fleury envoya les quatre dernières filles à l'abbaye de Fontevraud de 1738 à 1750, avant de revenir à Versailles. Parmi elles, Madame Louise ou Madame Dernière entra au Carmel en 1770, sous le nom de Thérèse de Saint-Augustin, où elle fut élue Prieure à trois reprises. Décédée en 1787, elle est déclarée Vénérable en 1873. Louis XV garda à ses côtés les quatre filles aînées pour qui il avait une affection et un attachement particuliers (en particulier Madame Henriette). Les Filles de France furent les témoins de l’âge d’or de Versailles et formèrent une Cour au milieu de la Cour. Elles soutinrent un combat contre les maîtresses successives de leur père, en particulier Madame de Pompadour. De plus en plus écartée du pouvoir et représentant la « Vieille Cour », Madame Adélaïde, Victoire et Sophie se retirèrent avec ses sœurs au château de Bellevue (construit pour Madame de Pompadour mais qui leur fut offert par leur père, le roi Louis XV en 1774). Après les journées d'octobre 1789, Mesdames Adélaïde et Victoire fuient vers l'Italie où elles y terminent leurs jours.

  • Titre traduit

    Daughters of France in Capture 18th


  • Résumé

    The topic is daughters of France (1715-1789) : we have to study the daughters of the king Louis the XV and Queen Marie Leszczynska, their life, their education and influence within the court of Versailles from birth until death. Mesdames of France (it’s the title of the eight daughters of the king Louis the XV during the eighteenth century) they have had a particular destiny: they were without husband in the court of Versailles. Nevertheless, Louise Elisabeth de France (or Madame Infante and duchess of Parm and Plaisance after his wedding in 1739), she wasn’t considered in this topic for the simple reason that when a « daughter of France » got married with a foreign alliance, the title was lost. In order to make economy and to reduce queen Marie Leszczynska’s influence who had a large progeny, The four last daughters were educated away from the court, in the abbey of Fontevraud (1738-1750) before they came back to Versailles. Madame Louise or Madame Dernière was in the Carmel in 1770 under the name of Thérèse de saint Augustin. She was elected prioress thrice. She died in 1787 and was declared venerable in 1873. Louis the XV had kept at his side his four-elder daughters because he was so emotionally attached to. Thanks to the king’s will, Madame Adelaïde had been able to stay in the Court of Versailles. In 1774, Louis the XVI was enthroned king of France, and her aunt, Madame Adélaïde had hoped to exert her influence on him. Nonetheless, she had been excluded from power and she was the symbol of the « old court ». Madame Victoire and her sister, they had been living in the castle of Bellevue (built for Madame de Pompadour) at the end of the eighteenth century. After the October days of 1789, they fled to Italy where they spent the rest of their lives.