Gouvernance de l'innovation: La diversité du conseil est-elle importante?

par Meriam Attia (Ben youssef)

Thèse de doctorat en Sciences de Gestion

Sous la direction de Ouidad Yousfi et de Abdelwahed Omri.

Thèses en préparation à Montpellier en cotutelle avec l'Université de Tunis , dans le cadre de École doctorale Economie Gestion de Montpellier , en partenariat avec MRM - Montpellier Recherche en Management (laboratoire) .


  • Résumé

    L'objectif de la présente thèse est d'identifier les mécanismes de gouvernance qui semblent influencer les activités d'innovation. Premièrement, nous examinons comment les caractéristiques des administrateurs pourraient influencer l'innovation. Notre étude montre que la présence de femmes au sein du conseil influence positivement les innovations de produits, tandis que la présence d'administrateurs indépendants favorise le nombre de brevets et d'innovations de procédés. Deuxièmement, nous montrons que les administrateurs hautement qualifiés peuvent mieux comprendre les décisions complexes et absorber de nouvelles idées et technologies, ce qui favorise les activités d'innovation. De plus, nous soulignons que les administrateurs ayant un diplôme universitaire en finance ou en gestion semblent marginaliser les investissements d'innovation car ils sont plus susceptibles de se concentrer sur des activités avec des rendements financiers à court terme. Ensuite, les administrateurs d'origines ethniques, culturelles, et de nationalités différentes semblent inciter une entreprise à améliorer ou à développer de nouveaux produits. Par contre, nos résultats montrent que les administrateurs plus âgés sont moins tolérants au risque que les administrateurs jeunes: ils investissent moins dans des investissements risqués en R&D. Ensuite, nous étudions comment l'organisation interne des conseils d'administration, en particulier les rôles des comités et leur composition, pourrait influencer la trajectoire des projets d'innovation. Nous montrons que la présence de comités de nomination est négativement associée au nombre de demandes de brevets et au nombre de scientifiques et d'experts dans l'équipe de R&D. En outre, la plupart des attributs du comité de nomination (comme la présence de membres indépendants et féminins) n'ont pas d'association significative avec les activités d'innovation. Nous montrons également que les grands comités de nomination ont tendance à augmenter l'innovation en termes d'effort ainsi qu'en nombre de brevets déposés. Enfin, nos résultats montrent que la fréquence des réunions de comités de nomination pourrait réduire l'asymétrie d'information sur les projets d'innovation, ce qui entraîne une augmentation des dépenses de R&D. Enfin, nous examinons comment l'introduction d'une activité d'innovation pourrait générer une autre forme d'innovation. Plus précisément, nous déterminons si les innovations organisationnelles introduisent des innovations technologiques, ou vice versa. Notre étude confirme l'existence de lien de causalité entre les innovations organisationnelles et les procèdes dans les deux sens. De plus, nos résultats montrent que le développement de nouveaux produits semble générer des changements organisationnels au sien de la structure de l'entreprise. Par contre, une simple introduction de nouvelles pratiques ou méthodes organisationnelles n'est pas suffisante pour favoriser les innovations produits.

  • Titre traduit

    Innovation Governance: Does board diversity matter?


  • Résumé

    The main aim of the current dissertation is to identify the governance mechanisms which could influence different forms of innovation. First, we focus on individual characteristics of directors and their influence on innovation effort and performance. We show that the presence of women on the board positively influences product innovations, while the presence of independent directors fosters the number of patents and process innovations. Secondly, highly educated directors can better understand complex decisions and absorb new ideas, which increase innovative products. Then, we highlight that business educated directors seem to marginalize innovation investments as they are more likely to focus on activities with short-term financial returns. Moreover, directors of different ethnic, cultural backgrounds and different nationalities seem to stimulate a firm to improve or develop new products. Finally, older directors are less risk-tolerant than younger ones: they invest less in risky R&D investments. Then, we study how the internal organization of boards, specifically the committees' roles and their composition, and to what extent they could influence innovation processes. We show that the presence of nomination committees is negatively associated with the number of patent applications and the number of scientists and engineers in R&D teams. Furthermore, most of the nomination committee's attributes (such as the presence of independent and women members) have no significant association with innovation proxies. We notice, also, that large nomination committees are prone to increase innovation income as well as the number of filed patents. In addition, we highlight that the frequency of meetings could reduce asymmetric information regarding innovation projects and lead to an increase of R&D expenses. Finally, in light of the previous results, we examine how the introduction of one type of innovation could generate another form of innovation. Specifically, we examine if there is a causality link between non-technological and technological innovations. We notice that there is a causal link between organizational and process innovations in both directions. However, our evidence underlines that the causality may run in one direction from innovation product to organizational innovation. Our result highlights that simply implementing new advanced management practices is not sufficient to favor product innovation.