Les caves des habitats privés ruraux et urbains dans les provinces romaines des Gaules (IIe s. a.C – IVe s. p.C.)

par Martin Pilard

Projet de thèse en Archeologie, ethnologie, prehistoire

Sous la direction de Alain Bouet.

Thèses en préparation à Bordeaux 3 , dans le cadre de Montaigne-Humanités , en partenariat avec Ausonius-Institut de recherche sur l'Antiquité et le Moyen âge (Pessac, Gironde) (equipe de recherche) depuis le 19-11-2017 .


  • Résumé

    Au sein de l’architecture romaine, les constructions souterraines étaient rares. Ces dernières se présentaient essentiellement sous la forme de cryptoportiques, c’est-à-dire des édifices promenoirs principalement liés à des espaces monumentaux publics et urbains. Ainsi, les bâtisseurs romains privilégiaient l’édification de bâtiments de plain-pied dans le cadre de l’architecture privée. Cependant, entre le IIe s. av. J.-C. et le IVe s. ap. J.-C, de nombreuses pièces souterraines intégrées à des complexes privés ruraux et urbains ont été construites dans les provinces romaines des Gaules (Aquitaine, Belgique, Lyonnaise et Narbonnaise). La présence de telles pièces indiquerait que la diffusion des normes architecturales latines n’a pas empêché le maintien d’un particularisme local. Ces caves, ont été découvertes en grande quantité depuis le XVIIIe siècle en France mais aussi en Allemagne, en Belgique, au Luxembourg, aux Pays-Bas et en Suisse. Ces découvertes, se sont de plus, considérablement accélérées ces dernières années du fait du développement de l’archéologie préventive dans ces pays. Le nombre important de pièces excavées suggère qu’elles étaient un élément essentiel de l’habitat d’une partie de la population des Gaules. En conséquence, comprendre d’où provenait cette habitude de construire des sous-sols et expliquer comment ces derniers pouvaient êtres utilisés permettra d’apporter de nouveaux éléments sur le mode de vie (et leurs évolutions) des habitants de ces provinces. Ce travail sera facilité par le fait que ces structures sont des sources archéologiques et historiques de premier plan. Effectivement, par leur position souterraine ou semi-souterraine, elles demeurent moins sujettes aux dégradations d’origine naturelle et/ou humaine qu’une structure en élévation. Malgré leur grand intérêt, elles n’ont pas encore fait l’objet d’une étude approfondie et aucun référentiel les concernant n’existe. Ainsi, ce doctorat a pour ambition de combler ces manques. Il sera la continuation d’un Master réalisé entre 2013 et 2015.

  • Titre traduit

    The cellars of rural and urban private dwellings in the Roman provinces of Gaul (2nd century a.C. - 4th century p.C.)


  • Résumé

    In Roman architecture, underground constructions were rare. These were essentially in the form of cryptoporticus. Consequently, Roman builders, as for private architecture, favored the construction of buildings at ground level. However, between the 2nd century BC and the 4th century BC, many underground rooms have been built in the Roman provinces of Gaul (Aquitania, Belgica, Lyonnaise and Narbonnensis). These constructions mainly were incorporated into private rural and urban complexes. The presence of such pieces would indicate that dissemination of Latin architectural standards did not prevent the maintenance of a local particularism. These cellars have been discovered in large quantities since the 18th century in France, but also in Germany, Belgium, the Luxembourg, the Netherlands and Switzerland. Moreover, these discoveries considerably increased in the past few years due to the development of preventive archaeology in these countries. The large number of excavated rooms suggest that they occupied an important place in the habitat of a part of the population of the Gauls. As a result, understanding the origins of this habit of building basements and explaining how they could be used will bring new elements concerning the way of life (and their development) of the inhabitants of those provinces. This work will be facilitated by the fact that these structures are leading archaeological and historical sources. Indeed, by their underground position, they remain less prone to human or natural degradation than an out of ground structure. Despite their great interest, they have not yet been investigated in a comprehensive study and no baseline study exists yet. This PhD ambitions to make up for this lack. It will be the continuation of a master made by us between 2013 and 2015.