La construction discursive de l'identité collective djihadiste sur les réseaux socionumériques : ethnographie de la djihadosphère entre 2015 et 2020

par Laurène Renaut

Projet de thèse en Sciences du langage

Sous la direction de Julien Longhi.

Thèses en préparation à CY Cergy Paris Université , dans le cadre de Arts, Humanité, Sciences Sociales , en partenariat avec AGORA - Laboratoire de recherche civilisation, identités culturelles, textes et francophonies (laboratoire) depuis le 01-09-2017 .


  • Résumé

    Dans le cadre de la thématique « Risque, société, sécurité » à l'UCP, cette thèse se propose de contribuer à l'étude du phénomène de radicalisation djihadiste par l'analyse outillée de corpus, et cela à différentes étapes du processus : pré-passage à l'acte (sur les réseaux sociaux), dans le cadre de poursuites judiciaires (à partir de retranscription d'audiences) et post-radicalisation (sur la base de témoignages et d'entretiens avec d'ex-djihadistes « repentis »). Le terrain envisagé est donc relativement large même si les recherches se concentreront en premier lieu sur la construction de la radicalité djihadiste en ligne, donc sur un corpus numérique de profils radicalisés ; corpus anonymisé pour des raisons de sécurité comme de confidentialité. Face aux phénomènes émergents de cyberviolence et de propagation d'idéologies extrêmes sur le web, cette recherche se propose ainsi de questionner les représentations identitaires de cette « communauté communicante » (Aim et Escande-Gauquié, 2016) radicale sur les réseaux sociaux. C'est dans ce contexte que nous interrogerons les évolutions des stratégies sémio-discursives déployées pour se dire « djihadiste » sur les réseaux sociaux entre 2015 et 2019 et que nous chercherons à dresser un répertoire des « éthos » djihadistes en ligne. Pour mener à bien ce travail, précisons qu'une grille de critères a été préétablie afin de définir les éléments attestant d'une forme de radicalisation sur Facebook notamment, et permettant ainsi de circonscrire le terrain analysé. Par ailleurs, nous avons choisi une approche sans interaction directe avec les utilisateurs et par laquelle les usagers sont observés à distance. Prenant appui sur les travaux de (Peraya, 1999) nous avons mené nos recherches dans la perspective d'une sémiotique appliquée de l'identité en ligne. Par ailleurs, nous considérons le corpus comme un « terrain » (Longhi 2018), lequel a été préparé en amont par l'observation et l'établissement de questions de recherche préalables afin d'être questionné avec les outils offerts par une analyse sémiolinguistique.

  • Titre traduit

    The Discursive Construction of Jihadist Collective Identity on social media : Ethnography of the Jihadosphere between 2015 and 2020


  • Résumé

    A venir