Estimation spatialisée des rendements d'une culture pérenne en Afrique de l'Ouest : le cas du manguier au Sénégal.

par Julien Sarron

Projet de thèse en Sciences agronomiques

Sous la direction de Eric Malézieux et de Emile Faye.

Thèses en préparation à Montpellier, SupAgro , dans le cadre de Biodiversité, Agriculture, Alimentation, Environnement, Terre, Eau (Montpellier ; École Doctorale ; 2015-...) , en partenariat avec HORTSYS - Fonctionnement agroécologique et performances des systèmes de culture horticoles (laboratoire) depuis le 01-10-2016 .


  • Résumé

    Aujourd'hui estimée à 831 millions, la population africaine devrait atteindre les 3.8 milliards à l'horizon 2100. A ces changements démographiques se surimposent de profondes modifications environnementales, dues au changement climatique, qui dans une région où l'agriculture est dominée par les cultures pluviales, impacteront négativement les productions agricoles et horticoles (Wheeler & von Braun 2013, Challinor et al. 2014). Dans ce contexte d'insécurité alimentaire, il est indispensable d'améliorer les moyens de suivi de la production agricole et horticole pour faire face aux enjeux du développement et réduire la vulnérabilité des populations. L'évaluation et la prévision de la productivité des cultures revêtent un enjeu stratégique pour les pays en voie de développement à la fois en termes de sécurité alimentaire (autonomie) mais aussi économique (maîtrise, contrôle et optimisation des volumes produits). L'estimation du rendement est en effet une donnée nécessaire et stratégique pour les acteurs aussi bien publics (instituts techniques et de recherche en agronomie, universités, ministères..) que privés (producteurs, conseiller technique agricole, contrôleur qualité, filières d'export…). Cependant, dans les pays du Sud, les outils de prévision de récolte restent inexistants ou précaires pour la plupart des cultures, et ne reposent pas sur des bases scientifiques solides.

  • Titre traduit

    Spatial estimation of a perennial crop yield in West Africa : mango case study in Senegal.


  • Résumé

    The current population of Africa is estimated at about 1.2 billion and should reach nearly 3.8 billion by 2100. Adding to the demographic evolution, profound modifications of the environment are superimposed. These modifications are caused by climate change that will negatively impact crop and horticultural productions in a region where rain-fed agriculture is dominant (Wheeler & von Braun 2013, Challinor et al. 2014). In this context of food insecurity, it is necessary to improve crop and horticultural production ways of management to face development issues and reduce population vulnerability. Assessment and forecast of crop productivity are undeniably a strategic challenge for developing country. Indeed, they are key of importance for food security and autonomy but also for the economy (mastery, control and optimization of produced volume). Yield estimation is an essential and strategic information for both public (technical and research institute in agronomy, university, ministry, etc.) and private (producers, agricultural adviser, quality checker, export sector, etc.) stakeholders. However, for most crops in southern countries, tools for production forecast are still unavailable or inaccurate and they rely on weak scientific bases.