Éthique des animaux domestiques: utilisation, génération et mort

par Gabriele Tassinari

Projet de thèse en Philosophie

Sous la direction de Florence Burgat et de Filippo Magni.

Thèses en préparation à l'Université Paris sciences et lettres en cotutelle avec l'Université de Turin , dans le cadre de École doctorale École transdisciplinaire Lettres/Sciences , en partenariat avec Pays germaniques Transfert culturels et Archive Husserl (laboratoire) et de Ecole normale supérieure (établissement opérateur d'inscription) depuis le 01-09-2017 .


  • Résumé

    Éthique des animaux domestiques: utilisation, génération et mort Le but du projet est d'éclaircir l'acceptabilité morale des usages humains des animaux en examinant un ensemble de questions éthiques fondamentales qui ont une incidence transversale. Il s'agit en particulière de 1) la définition d'une théorie de l'autonomie et l'attribution ou moins d'un intérêt à l'autonomie et à la liberté aux animaux 2) la définition d'une théorie du mal de la mort et la question si la mort soit ou moins un mal pour un animal 3) le choix entre une théorie totale et personnaliste des intérêts des individus futurs. La thèse qu'on veut démontrer est que, premièrement, l'adoption d'une position sur ces questions est condition nécessaire pour établir la nature des devoirs généraux envers les animaux qui ont été pris dans des procès de domestication et d'utilisation. Ensuite, que donner une réponse à ces variables est condition suffisante pour établir des contraintes strictes aux pratiques justifiables dans chaque approche normative qui reconnaisse aux animaux un degré fondamental de statut morale. La méthodologie utilisée donc, en plus de clarifier des points préliminaires dont la complexité et importance sont souvent sous-estimées dans l'éthique pratique, permet d'aboutir à une « argumentation éthique minimale » partageable par toutes positions, conséquentialistes ou déontologistes, universelles ou relationnels, qui acceptent la relevance du bien-être et de la souffrance animale. Cet argument peut être donc la base d'un forme de consensus par recoupement en éthique animale.

  • Titre traduit

    Ethics of domesticated animals: use, generation and death


  • Résumé

    Ethics of domesticated animals: use, generation and death The aim of my project is to clarify the moral acceptability of human uses of animals by examining a set of fundamental issues that have a cross-cutting impact in ethics. These are in particular : 1) the definition of a theory of autonomy and the attribution to animals of an interest in autonomy and freedom 2) the definition of a theory of the badness of death and wrongness of killing, and whether these apply to animal 3) the choice between a total and person-based theory about the interests of future individuals. The thesis I want to demonstrate is that, first, the adoption of a stance on these issues is a necessary condition for establishing the nature of the general duties towards animals involved in domestication and human use. Secondly, that giving an answer to these variables is sufficient to apply strict constraints to the range of justifiable practices for each normative approach that recognizes animals a fundamental degree of moral status. The methodology used, therefore, in addition to clarifying preliminary points whose complexity and importance are often underestimated in practical ethics, makes it possible to achieve a “minimum ethical argument” that can be shared by consequentialists and deontologists, universal and group-specific or relational approaches to animal ethics. This argument can therefore be the basis for a sort of « overlapping consensus » in practical issues concerning animal protection.