La communauté mixte. Coopèration entre humains et animaux.

par Gabriele Tassinari

Projet de thèse en Philosophie

Sous la direction de Florence Burgat et de Filippo Magni.

Thèses en préparation à Paris Sciences et Lettres en cotutelle avec l'Université de Turin , dans le cadre de Ecole transdisciplinaire Lettres - Sciences , en partenariat avec PAYS GERMANIQUES (laboratoire) et de Ecole normale supérieure (établissement de préparation de la thèse) depuis le 01-09-2017 .


  • Résumé

    Université de Turin Doctorat en Philosophie Cycle XXXII Projet de Recherche La communauté mixte: les animaux comme membres de la communauté politique Introduction et status quaestionis Pendant la dernière decennie un nouveau domaine de recherche a été developpé dans l'éthique animale avec la parution des plusieurs théorie normatives d'inspiration politique concernantes le status des animaux non-humains (Nussbaum 2006;Donaldson e Kymlicka 2011; O'Sullivan 2011; Smith 2012; Garner 2013). Ces thèories ont abordé nombreux problèmes: la justification de la protection des animaux par la loi et le pouvoir publique, la justifications des droits des animaux sur la base de concepts politiques, les moyens qui peuvent etre utilisés dans le processus démocratique (du point de vue de la legitimité ainsi que du point de vue “strategique” de l'efficacité) par le citoyens et activistes pour attaindre le but d'un meilleur traitement des animaux. Les plus originales parmi ces théories ont adopté, en complement ou en remplacement de l'approche traditionnel fondè sur les capacités individuelles, un approche relationnel, selon lequel les devoirs envers les animaux seraient determinés, au moins en partie, sur la base de leur relations avec les agents morales. Ceci permet de metre en place une distinction morale entre animaux domestiques, sauvages, liminaux sur la base de leur rapport avec la sociète humaine Une des conséquences les plus importante qui découlent de cet approche relationel est que certaines catègories d'animaux devraient etre consideré comme members à tous égards des communautés politiques humaines: il s'agit en particulier des animaux domestiques, soit de compagnie soit de rente. À propos des animaux sauvages, par contre, les théories relationnels presèntent une plus grande variété des positions: certaines reviennent aux droits negatifs fondamentales, autres excluent du tout que les communauté humaines aient devoirs envers eux (Smith2012), autres encore utilisent différents concepts politiques et relationnels comme guide, par exemple celui de souveraineté des communautés sauvages (Donaldson e Kymlicka 2011). En revenant au cas des animaux domestiques, la conséquence principale de leur attribuer une forme d'appartenance sociale est que la communauté politique se redéfinit comme communauté mixte, humaine-animale, et pas seulement humaine. Les animaux qui en font partie seraient donc membres de l'ensemble des individus au nom desquels le pouvoir politique agit et de telle façon pourraient voire leur intêret davantage protégés. Les raisons avancées pour leur appartenance sont soit de nature historique ou causale, soit de nature relationnelle: d'une partie le processus de domestication, au travers duquel les hommes ont porté activement ces animaux à l'interieur de leur société. Ce processus à comporté pour les éspeces qui lui ont été soumises des transformations et adaptations au contexte humain, qui ont souvent eliminé la possibilité d'une existence autonome dans l'environnement naturel et ont créé des rapports de dépendence. De l'autre partie les animaux domestique participent avec leur attachements, leur travail et souvent aussi avec leur vie au schéma de coopération sociale; ils entretiennent des rélations significatives avec les autres members de la communauté et sont aussi soumis au pouvoir des lois. En fait, de cette point de vue, une comparaison peut etre esquissée (Kymlicka 2011,Smith 2012) entre la situation actuelle de la plupart des animaux domestiques et celle historique de autres groupes sociales soumises qui participaient à la cooperation sociale mais qui étaient exclus de ses bienfaits et de la reconnaissance de l'appartenance. Cette position se rattache donc au concept de libération animale (Singer 1975); toutefois elle ne la interprète pas dans le cas des animaux domestiques en tant que libération de la société humaine, mais plutôt dans la société humaine, en remplaçant relations de exploitation par relations de réciprocité. Elle se détache de cette façon des auteurs qui soutiennent une nette séparation entre hommes et animaux et l'extinction progressive des éspeces domestiques dépendants de la relation avec les humains (Francione 2010). Au contraire les auteur cités considèrent que une société humaine-animale juste est possible et cherchent à en élaborer une image convaincante par le biais d'une théorie relationnelle. L'adoption de cet point de vue permet donc d'evaluer de façon plus complète le phénomène de la domestication dans ses consequences negatives ainsi que positives, imaginant la préservation des certaines pratiques de travail ou de production dans un contexte éthique de reciprocité homme-animal. Sujet et développement de la récherché Le but de la recherche est d'éclaicir la signification et les implications philosophiques du concept d'une communauté interspécifique incluant les animaux domestiques en examinant d'abord ses racines historiques et ensuite le débat contemporain. Ce concept a une histoire consistente en philosophie morale: il a été introduit par Mary Midgley en Animals and why they matter (Migdley 1983) sur la base d'une appreciation des capacités de compréhension et relation entre homme et animaux. Ensuite il a été reprise par des philosophes de l'environnement comme J. Baird Callicott (Callicot 1988) et plus récemment dans le cadre des theories éthiques relationnelles des droits des animaux (Palmer 2010). En ce contexte il a été vu comme un concept qui pouvait d'une côté servir d'intérmediaire entre l'approche holistique de la théorie environnementale et l'approche individualiste des droits des animaux, en identifiant des cercles de different considération morale, de l'autre côté expliquer les intuitions morales sur les différentes obligations positives envers animaux domestique et sauvages (Larrère e Larrère 2000;). Également important est la réflexion archeologique et biologique sur l'origine et la nature de la domestication (Clutton Brock 2012, 1989) pour évaluer la nature de relations entre homme et animaux domestique. Bien que les reconstructions du processus de domestication selon un modèle cooperative et d'adaptation mutuelle semblent plus favourables à une perspective relationnelle (Budiansky 1997) on cherchera de montrer que elles ne sont pas logiquement nécessaires pour l'existence de devoir specifiques. La première étape de la recherche consiste donc à affronter cette arrière-plan historique en examinant les usages precédentes du concept. Le but est determiner par quelle voie il est arrivé dans le débat contemporain et sur quelles bases les auteurs qui l'ont utilisé estiment que humains et certains animaux participent d'une meme système des relations sociales. Cette analyse révéle que l'idée de communauté mixte peut être fondé sur une varieté de relations, notamment de proximité affective, de causalité, de dépendence, de cooperation. Puisque la recherche vise à examiner l'idée de communauté mixte principalement dans son interpretation politique, c'est à dire comme une communauté sociale qui donne lieu à des devoir collectifs envers certains animaux, l'accent sera mis sur la notion de “cooperation” (Zuolo 2016). On analysera donc la literature contamporaine sur se sujet (Coeckelberg 2006, Valentini 2011) et l'ouvrage de Sue Donaldson et Will Kymlicka: Zoopolis. A Political Theory of Animal Rights (2011), à partir de laquelle s'est développée une réflexion assez ample(Kymberly Smith 2012, Siobhan O'Sullivan 2011, Schlosberg e Wissenburg 2014). Dans le débat français on peut considérer aussi Jocelyne Porcher (2017) qui d'un point de vue sociologique defènde la domestication et l'élevage en tant que créateurs d'une communauté mixte. À la suite de cette deuxième étape on cherchera de réperer et analyser de façon systématique les problèmes et objections que le concept de l'apparténance de certaines catégories d'animaux à la communauté politique humaine a suscité. Sera de cette façon possible evaluer la consistence thèoretique du concept. Deuxième objectif de la recherche sera distinguer quelles prècises obligations morales derivent de cet concept et les relations logiques qu'elles entretiennet avec une théorie substantive spécifique de status morale ou des droits des non-humaines. Très différentes conceptions des consequences morales de communautè mixte ont été proposes par différents auteur, en termes de pratiques et actions obligatoires, acceptables ou interdites. On cherchera, si non de choisir une entre elles, d'individuer les conditions minimales de cohèrence avec les idèes de cooperation et communauté. Bibliographie Ahlhaus, Svenja, and Peter Niesen. “What Is Animal Politics? Outline of a New Research Agenda.” Historical Social Research 40, no. 4 (2015). Bekoff, Marc, and Jessica Pierce. Wild Justice the Moral Lives of Animals. Chicago:University of Chicago Press, 2009. Budiansky, Stephen. The Covenant of the Wild: Why Animals Chose Domestication, London:Phoenix, 1997. Callicott, J. Baird. “Animal Liberation and Environmental Ethics: Back Together Again.” Between the Species 4, no. 3 (1988): 3. Clutton-Brock J, editor. The walking larder. Patterns of domestication, pastoralism, and predation. London: Unwin Hyman; 1989. Clutton-Brock J , Animals as Domesticates. A World View trough History, East Lansing, Michigan State University Press, 2012. Coeckelbergh, Mark, “Distributive justice and cooperation in a world of humans and non-humans: A contractarian argument for drawing non-humans into the sphere of justice”,Res Publica, n. 15, p. 67-84, 2009. Donaldson, Sue, and Will Kymlicka. Zoopolis a Political Theory of Animal Rights. 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O' Sullivan, Siobhan. Animals, Equality and Democracy. Oxford: Palgrave Macmillan,2011. Palmer, Clare. Animal Ethics in Context. New York: Columbia University Press, 2010. Porcher, Jocelyne. The Ethics of Animal Labor. A collaborative Utopia. Palgrave Macmillian, 2017. Rawls, John. A Theory of Justice. Cambridge: Belknap Press, 2005 (ed.or.1971). Saward, Michael. “Representation.” In Political Theory and the Ecological Challenge, edited by Andrew Dobson and Robyn Eckersley. Cambridge: Cambridge University Press. Schlosberg, David, e Marcel Wissenburg, a c. di. Political Animals and Animal Politics. Londra: Palgrave Macmillan, 2014. Silvers, Anita, and Leslie Pickering Francis. “Justice through Trust: Disability and the ‘Outlier Problem' in Social Contract Theory.” Ethics 116, no. 1 (October 1, 2005): 40–76. Singer, Peter. Liberazione animale. Il manifesto di un movimento diffuso in tutto il mondo. Milano: Il Saggiatore, 2009 (ed.or.1975). Smith, Kimberly K. 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  • Titre traduit

    The Mixed Community.


  • Résumé

    In the field of Animal Ethics have recently been developed a new strain of normative theories of political and relational nature. Possibly the more interesting concept introduced by these approaches is that of an interspecific community that include in itself humans as well as some non human species, especially domesticate animal species. Therefore in this perspective some animals would have a form of membership in the moral and political space from which arise rights and obligations specific and primary compared to those arising from universal moral status. This project aim to investigate the philosophical scope of this concept firstly by the unveiling of his historical roots, in the work of authors like Mary Migdley and Baird Callicott. Then an analysis of his developments in the actual debate will be undertaken, using the works of Sue Donaldson and Will Kymlicka, Laura Valentini, Kimberly Smith, Mark Coeckelbergh. The final aim of the research is to clarify the internal consistency of the concept and his normative consequences in relation to different theories of universal moral status.