« La réorganisation des universités dans les « Knowledge Industries ». Comparaison internationale : France et Russie ».

par Meriam Chaab (Vallet)

Projet de thèse en Aménagement de l'espace, Urbanisme

Sous la direction de Alain Bourdin.

Thèses en préparation à Paris Est , dans le cadre de École doctorale Ville, Transports et Territoires (Champs-sur-Marne, Seine-et-Marne ; 2015-....) , en partenariat avec Lab'Urba (Champs-sur-Marne, Seine-et-Marne) (laboratoire) depuis le 09-11-2012 .


  • Résumé

    Depuis un certain nombre d'années les universités font l'objet d'un intérêt renouvelé, tant du point de vue des acteurs nationaux en charge de l'enseignement supérieur et de recherche que de celui des acteurs locaux.. Incontestablement, la mondialisation, l'essor d'une nouvelle forme d'économie fondée sur les connaissances et sur les innovations ont été des facteurs majeurs des différents changements qui s'opèrent dans le monde universitaire et scientifique à l'échelle mondiale. La France et la Russie sont caractérisées par un héritage important en termes d'infrastructures de l'enseignement supérieur et de la recherche. Les deux nations jouissent d'un potentiel intellectuel notable dans le domaine de la science, des nouvelles technologies et de l'innovation. En dépit de cela, ces deux pays cherchent, via des moyens différents, à s'adapter continuellement aux nouvelles exigences et aux nouveaux standards du développement de la nouvelle économie de la connaissance. De ce fait, plusieurs politiques et actions sont entreprises dans les deux pays afin de moderniser leurs infrastructures de l'enseignement, de la recherche et de l'innovation. Par conséquent, on constate dans ces deux pays une implication de plus en plus grande d'acteurs diversifiés dans les réflexions autour du développement universitaire. On incite les universités à s'ouvrir davantage à leur environnement en dépassant ainsi leurs fonctions premières que sont l'enseignement et la recherche. Elles doivent désormais s'intégrer de manière pertinente dans le territoire et l'environnement dans lequel elles s'insèrent, qu'il soit considéré d'un point de vue économique, social ou urbain. L'insertion spatiale et territoriale d'un campus ou d'un cluster dans son environnement urbain ne peut se comprendre sans procéder à une analyse d'un système d'acteurs diversifié et complexe (acteurs universitaires, acteurs de l'aménagement, pouvoirs publics, acteurs économiques, usagers...). Cette complexité est due en grande partie aux intérêts parfois divergents portés par les acteurs ainsi qu'à la multiplicité des enjeux liés au développement de la ville, de l'université et du territoire, chacun d'entre eux ayant une logique propre. De ce fait, à travers les différents jeux d'acteurs les universités se retrouvent au cœur d'un système multi-scalaire. Ce système présente une imbrication d'échelle depuis le local jusqu'à l'échelle plus globale. Cette question de l'analyse du système d'acteurs est au cœur de ma thèse. Ainsi la problématique de ma thèse se traduit par les questions suivantes : Quelles interactions et jeux d'acteurs entre les acteurs de la production urbaine et territoriale ainsi que ceux du système universitaire et des connaissances observe-t-on ? Comment s'inscrivent les universités dans un système multi-scalaire ? Quels sont leurs rapports avec les territoires et les villes ? Comment se renouvelle le lien des établissements d'enseignement supérieur et de recherche au territoire ? Vers quelle cohérence et ancrage territorial? Et à travers quels projets urbains et d'aménagement universitaire ? Quelle traduction formelle et urbanistique ?

  • Titre traduit

    "The reorganization of universities in the" Knowledge Industries ". International Comparison: France and Russia. "


  • Résumé

    For a number of years universities have been the subject of renewed interest, from the point of view of both national actors in charge of higher education and research and local actors. Undoubtedly, globalization and the rise of a new form of economy based on knowledge and innovation have played a major role in the various changes that are taking place in the academic and scientific communities worldwide. France and Russia are both characterized by an important heritage in terms of infrastructure of higher education and scientific research. They have significant intellectual potential in the fields of science, technology, and innovation. Despite this, both countries seek, through various ways, to continually adapt to new requirements and new standards emerging from the new knowledge-based economy. To this effect, several policies and actions are being implemented in both countries to modernize their education infrastructure, research and innovation. As a result, these two countries are seeing the involvement of more and more diversified actors (stakeholders) in the reflections surrounding academic development. This encourages universities to be more open to their environment and to surpass their initial functions of teaching and research. They must be integrated with relevance in the territory and the environment in which they operate, whether considered from an economic, social or urban perspective. The spatial and territorial insertion of a campus or cluster in its urban environment cannot be understood without analyzing the diverse and complex system of actors involved (academic actors implicated in planning, government, economic actors, users ...). This complexity is due in large part to the sometimes divergent interests of actors as well as the multiplicity of issues related to the development of cities, universities and countries, each guided by their own rationale. Thus, through the different sets of actors they engage, universities are at the heart of a multi-scalar system in which the different scales, from local to global, are constantly overlapping. The issue of the analysis of these systems of actors is at the heart of my thesis. Thus, the problem of my thesis is reflected in the following questions: What are the games and interactions observed between actors involved in urban and territorial production and those of the university system and knowledge at whole? How are universities taking part in a multi-scalar system? What are their relations with territories and cities? How can the relationship between higher education and research institutions and their territory be renewed? Towards what kind of territorial coherence and anchoring? And through which urban projects and academic development? What are its formal and urban translations?